Andrea del Sarto

Daniel-Jean-Yves Lesur detto Daniel-Lesur (19 novembre 1908 - 2002): Andrea del Sarto, poema sinfonico (1949). Orchestre philharmonique du Luxembourg, dir. Louis de Froment.
Al pittore fiorentino Daniel-Lesur dedicò altre composizioni: musiche di scena (1947) per il dramma di Alfred de Musset, e un’opera in 2 atti (1961-68, rappresentata all’Opéra di Marsiglia il 24 gennaio 1969); ecco un riassunto del libretto:
Atto I: Cordiani, allievo e amico di Andrea del Sarto, ama la moglie del pittore, Lucrezia; uscendo dalla stanza di lei, egli viene sorpreso ma non riconosciuto dal custode Grémio, il quale in seguito avverte Andrea dell’accaduto. Lucrezia si prepara a fuggire con Cordiani, ma sopraggiungono prima Andrea e poi i suoi allievi, i quali portano la notizia dell’assassinio di Grémio: si organizzano le ricerche del colpevole, e in breve Cordiani viene smascherato dal pittore. Atto II: Andrea invita Cordiani a lasciare l’Italia, rinunciando a perseguirlo. Quando la cameriera di Lucrezia gli rivela di aver trovato Cordiani nella camera della donna, Andrea sfida l’amico a duello e lo ferisce; ma Lucrezia intende ugualmente partire con l’amante: Andrea decide perciò di darsi la morte e s’avvelena.

Princesse des Espagnes

Claude Debussy (1862 - 25 marzo 1918): Madrid, mélodie (1879), testo di Alfred de Musset. Véronique Dietschy, soprano; Emmanuel Strosser, pianoforte.

Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.

Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l’escarpin étroit;
Car j’en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N’ont valu le bout de son doigt!

Or si d’aventure on s’enquête
Qui m’a valu telle conquête,
C’est l’allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.

Le ragazze di Cadice

Léo Delibes (1836 - 16 gennaio 1891): Les filles de Cadix, boléro (1874); testo di Alfred de Musset. Natalie Dessay, soprano; Berliner Symphoniker, dir. Michael Schønwandt.

Nous venions de voir le taureau,
  Trois garçons, trois fillettes.
Sur la pelouse il faisait beau,
Et nous dansions un boléro
  Au son des castagnettes:
   «Dites-moi, voisin,
   Si j’ai bonne mine,
   Et si ma basquine
   Va bien, ce matin.
  Vous me trouvez la taille fine?
    Ah! ah!
Les filles de Cadix aiment assez cela.»

Et nous dansions un boléro
  Un soir, c’était dimanche.
Vers nous s’en vint un hidalgo
Cousu d’or, la plume au chapeau,
  Et la poing sur la hanche:
   «Si tu veux de moi,
   Brune au doux sourire,
   Tu n’as qu’a le dire,
   Cet or est à toi.
  – Passez votre chemin, beau sire
    Ah! Ah!
Les filles de Cadix n’entendent pas cela.»

Et nous dansions un boléro,
  Au pied de la colline.
Sur le chemin passa Diégo,
Qui pour tout bien n’a qu’un manteau
  Et qu’une mandoline:
   «La belle aux doux yeux,
   Veux-tu qu’à l’église
   Demain te conduise
   Un amant jaloux?
  – Jaloux! jaloux! quelle sottise!
    Ah! ah!
Les filles de Cadix craignent ce défaut là!»

Delibes, Les filles de Cadix