Serments d’autrefois

Camille Saint-Saëns (1835 - 1921): «Mon coeur s’ouvre à ta voix», dal II atto di Samson et Dalila (1877), opera in 3 atti su libretto di Ferdinand Lemaire. Elīna Garanča, mezzoso­prano; Orchestra filarmonica del Teatro Comunale di Bologna, dir. Yves Abel.

Mon cœur s’ouvre à ta voix comme s’ouvrent les fleurs
Aux baisers de l’aurore!
Mais, ô mon bien-aimé, pour mieux sécher mes pleurs,
Que ta voix parle encore!
Dis-moi qu’à Dalila tu reviens pour jamais!
Redis à ma tendresse
Les serments d’autrefois, ces serments que j’aimais!
Ah! réponds à ma tendresse!
Verse-moi l’ivresse!

Ainsi qu’on voit des blés les épis onduler
Sous la brise légère,
Ainsi frémit mon cœur, prêt à se consoler
À ta voix qui m’est chère!
La flèche est moins rapide à porter le trépas,
Que ne l’est ton amante à voler dans tes bras!
Ah! réponds à ma tendresse!
Verse-moi l’ivresse!
[Samson, Samson, je t’aime!]

Dalla prima all’ultima

Jacques Offenbach (20 giugno 1819 - 1880): Die Rheinnixen, ouverture (1864). The Gulbenkian Orchestra, dir. Michel Swierczewski.

Oltre alle operette per cui è famoso, Offenbach scrisse due opere «serie». La prima, Les Fées du Rhin, composta su libretto di Charles-Louis-Étienne Nuitter, Offenbach vivente fu rappresentata solo a Vienna nel 1864 con il titolo di Die Rheinnixen e libretto tradotto in tedesco da Alfred von Wolzogen; ma fu un allestimento poco fortunato: l’opera andò in scena in forma ridotta a causa di un’indisposizione del tenore Alois Ander, che vi avrebbe dovuto sostenere uno dei ruoli principali. La prima rappresentazione integrale, con il libretto originale francese, è del 2002.
Offenbach riutilizzò due brani delle Fées nella sua seconda e ultima opera, Les contes d’Hoffmann, rappresentata postuma nel 1881. Il più famoso dei due, lo «Chant des Elfes» citato anche nell’ouverture, diventò la barcarola («Belle nuit, ô nuit d’amour») cantata da Nicklausse e Giulietta all’inizio del IV atto, ambientato a Venezia.

Dopo il «Galop infernal» di Orphée aux enfers, questa barcarola è senz’altro la più celebre composizione di Offenbach. Qui è eseguita da Elīna Garanča e Anna Netrebko accompagnate dall’Orchestra filarmonica di Praga diretta da Emmanuel Villaume.

Belle nuit, ô nuit d’amour,
Souris à nos ivresses,
Nuit plus douce que le jour,
Ô belle nuit d’amour!
Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour.
Le temps fuit sans retour.
Zéphyrs embrasés.
Versez-nous vos caresses.
Zéphyrs embrasés,
Donnez-nous vos baisers.

JO
Jacques Offenbach
(disegno di Alexandre Laemlein, 1850. © Gallica-BnF)