Bogatyri – II

Aleksandr Porfir’evič Borodin (1833 - 27 febbraio 1887): Sinfonia n. 2 in si minore op. 5 (1869-76). Orchestra del Teatro Mariinskij, dir. Valerij Gergiev.

  1. Allegro
  2. Scherzo: Prestissimo (ritmo: 1/1 !) – Trio: Allegretto [7:50]
  3. Andante [13:07]
  4. Finale: Allegro [23:42]

Una delle più belle e originali composizioni sinfoniche russe del secondo Ottocento. Secondo il critico Vladimir Stasov, amico e primo biografo di Borodin, nel I movimento il compositore intese raffigurare un raduno di bogatyri, eroici guerrieri medievali russi.

Borodin, Sinfonia 2, II
I tre bogatyri

Bogatyri – I

Reinhold Glier (o Glière; 1875 - 1956): Terza Sinfonia op. 42, Il'ja Muromec′ (1912). BBC Philharmonic Orchestra, dir. sir Edward Downes.

  1. Pellegrini in viaggio. Il'ja Muromec′ e Svjatogor′: Andante sostenuto – Allegro risoluto – Tranquillo misterioso – Tempo I

  2. Il brigante Solovej: Andante [22:59]
  3. Alla corte di Vladimiro il Santo: Allegro – Andante – Allegro [44:40]
  4. Le eroiche gesta e la pietrificazione di Il'ja Muromec′: Allegro tumultuoso – Tranquillo – Maestoso solenne – Andante sostenuto [51:55]

Una splendida sinfonia russa

Vasilij Sergeevič Kalinnikov (13 gennaio 1866 - 11 gennaio 1901): Sinfonia n. 1 in sol minore (1894–95). Orchestra sin­fo­nica nazionale ucraina di Kiev, dir. Theodore Kuchar.

  1. Allegro moderato
  2. Andante commodamente [14:25]
  3. Scherzo: Allegro non troppo [21:47]
  4. Finale: Allegro moderato [30:10]

Considerata dai compatrioti di Kalinnikov «la più russa delle sinfonie» e «una dichia­razione d’amore per la Russia», questa composizione è l’affascinante capolavoro di un musicista geniale. Colpisce l’ascoltatore per la bellezza dei temi, alcuni davvero indi­men­ti­cabili, e per la maestria dell’orchestrazione; la struttura formale è apparente­mente semplice, nel solco della tradizione, ma un’analisi approfondita rivela che il giovane autore si è ingegnato a collocare qua e là arguti “strappi” alle regole, dando all’insieme un’impronta del tutto personale e originale.
Fra i momenti più interessanti e significativi segnalo il fugato del I movimento [7:58], dal quale si evince che Kalinnikov era fra l’altro un fine contrappuntista, e nel Finale le citazioni di temi tratti dai movimenti precedenti, culminanti in quella del primo tema dell’Andante, a conclusione della Sinfonia [36:19 e 37:47].

Sinfonia orientale

Benjamin Godard (1849 - 10 gennaio 1895): Symphonie orientale op. 84 (1884). Royal Scottish National Orchestra, dir. Martin Yates.

I singoli movimenti della Sinfonia sono ispirati da altrettanti componimenti poetici di autori diversi, fra i quali lo stesso Godard; le poesie sono riportate sulla partitura nella forma qui sotto indicata.

I. Les Éléphants (Leconte de Lisle): Andante con moto

Le sable rouge est comme une mer sans limite,
Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
Une ondulation immobile remplit
L’horizon aux vapeurs de cuivre où l’homme habite.
[…]
Tel l’espace enflammé brûle sous les cieux clairs;
Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes,
Vont au pays natal à travers les déserts.

D’un point de l’horizon, comme des masses brunes,
Ils viennent, soulevant la poussière et l’on voit,
Pour ne point dévier du chemin le plus droit,
Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes.
[…]
L’oreille en éventail, la trompe entre les dents,
Ils cheminent, l’œil clos. Leur ventre bat et fume,
Et leur sueur dans l’air embrasé monte en brume,
Et bourdonnent autour mille insectes ardents.

Mais qu’importent la soif et la mouche vorace,
Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé?
Ils révent en marchant du pays délaissé,
Des forêts de figuiers où s’abrita leur race.

Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Où nage en mugissant l’hippopotame énorme;
Où, blanchis par la lune, et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.

Aussi, pleins de courage et de lenteur ils passent
Comme une ligne noire, au sable illimité;
Et le désert reprend son immobilité
Quand les lourds voyageurs à l’horizon s’effacent.


II. Chinoiserie (Auguste de Châtillon): Allegro moderato [5:35]

On entendait, au lointain,
Tinter un son argentin
De triangles, de sonnettes,
De tambourins, de clochettes;
C’étaient des gens de Nankin,
Des Mandarins en goguette,
Qui revenaient d’une fête,
D’une fête de Pékin.


III. Sara la Baigneuse (Victor Hugo): Andantino con moto [9:22]

Sara, belle d’indolence,
Se balance
Dans un hamac, au-dessus
Du bassin d’une fontaine
Toute pleine
D’eau puisée à l’Ilyssus;

Et la frêle escarpolette
Se reflète
Dans le transparent miroir,
Avec la baigneuse blanche
Qui se penche,
Qui se penche pour se voir.
[…]
Mais Sara la nonchalante
Est bien lente
A finir ses doux ébats;
Toujours elle se balance
En silence,
Et va murmurant tout bas:

“Oh ! si j’étais capitane,
“Ou sultane,
“Je prendrais des bains ambrés,
“Dans un bain de marbre jaune,
“Prés d’un trône,
“Entre deux griffons dorés !

“J’aurais le hamac de soie
“Qui se ploie
“Sous le corps prêt à pâmer;
“J’aurais la molle ottomane
“Dont émane
“Un parfum qui fait aimer.”
[…]
Ainsi se parle en princesse,
Et sans cesse
Se balance avec amour,
La jeune fille rieuse,
Oublieuse
Des promptes ailes du jour.
[…]


IV. Le rêve de la Nikia (Benjamin Godard): Quasi adagio [15:36]

Elle est jeune, elle est belle; et pourtant la tristesse
Assombrit ses grands yeux.
Aucun penser d’amour ne charme sa jeunesse.
Son cœur ambitieux
Rêve d’une contrée, inconue et lointaine,
Où d’un peuple puissant
Et respecté de tous, elle deviendrait reine.
Là-bas, à l’Occident,
Sont de grandes cités aux splendeurs sans pareilles;
Là, la Science et l’Art,
Au souffle du Génie, enfantent des merveilles!…
Son beau rêve, au hasard,
Vers ces mondes nouveaux, l’emporte sur son aile.
Son cœur ambitieux
N’a nul penser d’amour. Elle est jeune, elle est belle,
Et pourtant la tristesse assombrit ses grands yeux.


V. Marche turque (Godard): Tempo di marcia [21:55]

Là – Allah – Ellalah!
Que les chrétiens maudits périssent sous la hache
Et que Mahomet règne! Il n’est point de cœur lâche
Parmi les fiers soldats du Prophète sacré.
Que dans tout l’Univers Allah soit adoré!


Mathis il pittore

Paul Hindemith (1895 - 28 dicembre 1963): Symphonie «Mathis der Maler» (1933-34). Boston Symphony Orchestra, dir. Carlo Maria Giulini (dal vivo: Boston, 29 marzo 1974).

  1. Engelkonzert: Ruhig bewegt
  2. Grablegung: Sehr langsam [9:55]
  3. Versuchung des heiligen Antonius: Sehr langsam, frei im Zeitmass. Sehr lebhaft [14:53]

Questa sinfonia è costituita da brani incorporati nell’omonimo lavoro teatrale, completato nel 1935, proibito in Germania dal regime nazista, rappresentato dunque a Zurigo nel 1938: il I movimento della sinfonia è l’ouverture, il II corrisponde all’interludio sinfonico della settima e ultima scena, il III è elaborato e ampliato nella scena sesta. Protagonista dell’opera è Mathis Gothart Nithart, meglio noto come Matthias Grünewald (c1480 - 1528), autore fra l’altro dello stupefacente Altare di Isenheim.

Il Mozart dell’Odenwald

Joseph Martin Kraus (1756 - 15 dicembre 1792): Sinfonia in do minore VB 142 (?1783). Concerto Köln, dir. Werner Ehrhardt.
È forse questa la sinfonia eseguita a Eszterháza nell’ottobre 1783 e dedicata a Haydn, il quale ne diede un giudizio assai lusinghiero.

  1. Larghetto – Allegro
  2. Andante [9:15]
  3. Allegro assai [14:29]

Sinfonia copernicana

Henryk Górecki (6 dicembre 1933 - 2010): Seconda Sinfonia per soprano, baritono, coro e orchestra op. 31, Symfonia Kopernikowska (1972). Zofia Kilanowicz, soprano; Andrzej Dobber, baritono; Coro della Radio polacca e Coro sinfonico della Slesia; Orchestra sinfonica nazionale della Radio polacca a Katowice, dir. Antoni Wit.
Artcolata in due movimenti (il II ha inizio a 16:36), la Seconda Sinfonia di Górecki fu com­missionata dalla Kościuszko Foundation di New York per celebrare, nel 1973, il cinquecentesimo anniversario della nascita di Niccolò Copernico. Il testo è tratto dai Salmi 145, 6 e 135.

Scene d’Oriente

Ernest Reyer (1° dicembre 1823 – 1909): Le Sélam, «scènes d’Orient», sinfonia descrittiva in 5 quadri per soprano, tenore, baritono, coro e orchestra (1850) su testo di Théophile Gautier. Gertrud Ottenthal, soprano; Bruno Lazzaretti, tenore; Roberto Servile, bari­tono; Coro della Cattedrale di Santa Edvige in Berlino, Rundfunk-Sinfonie­orchester Berlin, dir. Guido Maria Guida.

1er Tableau: Le Goum
2me Tableau: I. Razzia – II. Pastorale [9:13]
3me Tableau: Conjuration des Djinns [23:09]
4me Tableau: Chant du soir [32:27]
5me Tableau: La Dhossa [38:15]


Premier Tableau
Le Goum, sérénade

SOLO:
Fathma, tout dort;
Du treillis d’or,
Oh! penche-toi
Vers moi.
À ton œil noir,
Mon seul miroir,
Je veux me voir!
Mais quel est donc ce bruit,
Bruit d’alarmes?
Dans l’ombre un éclair luit
Sur des armes.
Ah! par Allah!
Pour mon cœur ce fracas
A des charmes:
C’est le chant des soldats
Volant aux combats!

CHOEUR:
Il est temps. C’est la mort,
Nuit d’alarmes.
Hâte-toi, l’heure finit:
Prends tes armes.
Ah! par Allah!
Pour un Cheik les combats
Ont des charmes.
Avec toi les soldats
Bravent le trépas.

SOLO:
Mon cœur charmé,
D’amour pâmé,
Voit dans tes yeux
Les cieux.
Et les houris
N’ont plus de prix
Quand tu souris!
Mon cheval a dressé
Sa crinière,
Car le vent a froissé
Ma bannière.
Ah! par Allah!
Mon âme est dans tes bras
Prisonnière.
Je ne puis sur leurs pas
Voler aux combats.

CHOEUR:
Ton cheval a dressé
Sa crinière,
Car le vent a froissé
Ta bannière:
Ah! par Allah!
Que ton âme, en ses bras
Prisonnière,
Se réveille au fracas
Du chant des combats.

SOLO:
Nos jours sont finis,
Restons unis
Au bleu séjour
D’amour.
L’éternité
De volupté,
C’est ta beauté,
Fathma!

Deuxième Tableau
I. Razzia

LES GUERRIERS:
À travers l’ombre
Marchons en nombre,
Et surprenons par un détour
Nos ennemis avant le jour.
Ils ont des bœufs, ils ont de l’or:
Dérobons leur trésor.

LES PASTEURS:
Le vent du soir fait palpiter nos tentes.
Les yeux fixés aux voûtes scintillantes,
Doucement nous rêvons
En chantant nos chansons.

LES GUERRIERS:
Yataghans,
Burnous, turbans,
Or et bijoux
Seront à nous.

LES PASTEURS:
Dans le désert, oh! que la vie est belle!
Le ciel nous donne une fête éternelle,
Des moissons, des troupeaux,
Le bonheur, le repos.

LES GUERRIERS:
À mort! à mort!
Il faut plier devant le fort,
Soumettez-vous à votre sort!

LES PASTEURS:
Pitié pour la femme et l’enfant!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Le saint Prophète les défend!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Prenez nos blés et nos troupeaux!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Le lin filé par nos fuseaux!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Nos burnous, nos fusils, nos chevaux!

LES GUERRIERS:
Non!
Qu’on se soumette!

LES PASTEURS:
Épargnez-nous!

LES GUERRIERS:
Par le Prophète !

LES PASTEURS:
À vos genoux…

LES GUERRIERS:
Courbez la tête!

LES PASTEURS:
Nous tremblons tous!

LES GUERRIERS:
Ou donnez-nous…

LES PASTEURS:
Que voulez-vous?

LES GUERRIERS:
Mille boudjoux.

LES PASTEURS:
Mille boudjoux!

LES GUERRIERS:
Mille boudjoux.

LES PASTEURS:
Ils sont à vous!

II. Pastorale

Ils sont partis!
Sortez de vos abris,
Chevreaux, moutons, brebis,
Hier cachés:
Sortez du creux des noirs rochers,

Grands bœufs couchés!
Mon troupeau se rallie au doux son de ma flûte;
Vers moi vient, en bêlant,
La brebis que suit l’agneau blanc;
Le bélier a penché son front prêt à la lutte,
Les taureaux aux flancs roux
Se sont mis sur l’herbe à genoux.
Par ce beau soir que vivre est doux !

Ils ont fui! l’oasis a repris son silence,
Et l’on voit le ramier
Revenir sans peur au palmier,
Dans les fleurs, en riant, la Péri se balance,
Et la vierge à l’œil noir,
Au ruisseau descend pour se voir.
Le jour s’enfuit!
L’amour descend avec la nuit.

Rentrez dans vos abris,
Chevreaux, moutons, brebis!
Le jour s’enfuit…
L’amour descend avec la nuit.

Troisième Tableau
Conjuration des Djinns

CHOEUR DE SORCIÈRES:
Il est minuit.
Faisons grand bruit
Avec la danse, avec le chant

Et le tambour
Jusques au jour,
Pour effrayer le Djinn méchant.
Chassons dans l’enfer, sa prison,
Le noir esprit de la maison.

UNE SORCIÈRE:
Esprits impurs,
Quittez ces murs
Aux coins obscurs:
Le feu qui luit
Dans votre nuit
Plonge et vous suit.

CHOEUR DE SORCIÈRES:
You, you, you, you.

UNE SORCIÈRE:
Fuyez d’ici, spectres funèbres,
Goules, afrites, djinns, esprits,
Qui déployez dans les ténèbres
Vos ailes de chauve-souris!
Le tarbouka plus fort bourdonne,
Le feu sacré brille plus clair.
Disparaissez, je vous l’ordonne,
Fils de la tombe ou de l’Enfer!

CHOEUR DE SORCIÈRES:
Grâce à nos cris,
Démons, esprits,
Prennent la fuite, et l’on entend
Le bruit que font
Sur le plafond
Leurs noirs essaims en se heurtant.
De son vol lourd fouettant la nuit,
En glapissant leur troupe fuit.

Quatrième Tableau
Chant du soir

Sur les palmiers, les colombes fidèles
Vont se poser et gémir leur chanson;
Les minarets et leurs blanches tourelles
Chantent là-bas à travers l’horizon.
Et le muezzin, dans le ciel bleu,
Jette son cri: Dieu seul est Dieu!
Par Mahomet! Dieu seul est Dieu!

LE MUEZZIN:
Salam-aleik, aleikoum el-salam. La Allah il Allah,
ou-Mohamed naçoul Allah.

C’est l’heure solennelle
Du soir,
L’heure où ma belle,
Sans voile, laisse voir
Son grand œil de gazelle
Si noir.
Cest l’heure où chaque soir
Je vais à côté d’elle
M’asseoir.
Les noirs cyprès sur les tombes gémissent,
Et le soleil s’est éteint dans la nuit;
Dans un baiser que nos âmes s’unissent,
Et profitons de ce jour qui s’enfuit…
Et le muezzin dans le ciel bleu
Jette son cri: Dieu seul est Dieu!

Cinquième Tableau
La Dhossa

LE MUEZZIN:
Ô toi qui fis le ciel et l’onde,
Allah ! sois bon pour le croyant.
Allah ou-Akhbar.

CHOEUR DES PÈLERINS:
Allah! Allah!
Du saint tombeau, centre du monde,
Partis d’Alep, de Trébizonde,
De Fez, de Smyrne et de Golconde,
Nous revenons toujours priant.
Allah! Allah!
Nous avons adoré
Le Temple en sa gloire,
Vu la pierre noire
Dans le lieu sacré!
Le cercueil suspendu,
Le puits dont l’eau pure
Rend net de souillure
Quiconque en a bu.
Franchissant l’océan de sable
Sous un ciel dont l’ardeur accable,
Pour laver notre front coupable
Nous avons cheminé longtemps.
Dans la Mecque où dort le Prophète,
Jusqu’au sol inclinant la tête,
Nous avons observé la fête
Qui rend saints les croyants.
Vers la mosquée où l’on prie à genoux
Dirigeons-nous.

L’EMIR DES HADJI:
Allez dans l’enceinte,
Sous la coupole sainte
De cent couleurs peinte
Offrir à Dieu sans crainte
Vos cœurs purs de feinte.

CHOEUR DES DERVICHES:
Que la sainte foule,
Dont le flot ondoyant se roule,
En passant nous foule,
Et sur nos corps s’écoule
Ainsi qu’une houle.

CHOEUR DE DERVICHES ET DE PÈLERINS DANS LA MOSQUÉE:
Ô toi qui fis le ciel et l’onde,
Allah ! sois bon pour le croyant!
Ô toi seul roi du monde,
Allah ! toi seul es grand!
Allah ou-Akhbar!


Ernest Reyer

Scherzo-fantaisie

Pëtr Il’ič Čajkovskij (1840 - 6 novembre 1893): Scherzo-fantaisie in mi bemolle minore per pianoforte op. 72 n. 10 (1892-93). Viktorija Postnikova.

Čajkovskij nel 1893

L’opera pianistica di Čajkovskij, molto nota in Russia, dove è considerata di altissimo livello qualitativo, è quasi del tutto sconosciuta in Occidente, forse a causa dei giudizi non positivi espressi in passato da autorevoli storici della musica. In effetti ho avuto modo di leggere che le composizioni ciajkovskiane per pianoforte solo non presenterebbero particolari motivi di interesse in quanto non si discosterebbero molto dalla Salonmusik che andava di moda nel secondo Ottocento: si tratterebbe cioè di brani d’occasione, senza pretese, adatti essen­zial­mente a essere eseguiti dalle fanciulle di buona famiglia borghese per allietare le riunioni conviviali con parenti e amici. Bene, credo che nulla sia lontano da quel genere di musica più di questo Scherzo-fantaisie, che Čajkovskij scrisse circa un anno prima della morte. È un brano nervoso, a tratti aspro, solo apparentemente disteso nella sezione centrale, nella quale è citata – ma resa quasi irriconoscibile – una canzone tradizionale ucraina intitolata La gru (Журавель, Žuravel’), sulla quale Čajkovskij vent’anni prima aveva costruito il movmento finale della Seconda Sinfonia.

Nel 1892 Čajkovskij aveva lavorato fra l’altro a una sinfonia che poi aveva deciso di non portare a termine, ritenendola priva di valore e di significato. Questa sinfonia è stata poi ricostruita dal compositore e musicologo sovietico Semën Bogatyrëv (1890 - 1960) e oggi è nota come Settima Sinfonia in mi bemolle maggiore. Bogatyrëv si avvalse di numerosi abbozzi lasciati da Čajkovskij e da parti dell’opera incompiuta rifuse in altre composizioni; mancava però del tutto il III movimento, sicché Bogatyrëv si risolse a utilizzare in sua vece lo Scherzo-fantaisie, che orchestrò appositamente. L’ascoltiamo interpretato dall’Orchestra di Filadelfia diretta da Eugene Ormandy:


Composée à l’âge de 17 ans

Georges Bizet (25 ottobre 1838 - 1875): Sinfonia in do maggiore (1855). Nederlands Kamerorkest/Netherlands Chamber Orchestra; Gordan Nikolić, I violino e direzione.

  1. Allegro vivo
  2. Adagio [8:06]
  3. Scherzo: Allegro vivace [19:29]
  4. Allegro vivace [25:28]

Da assaporare nel II movimento, oltre allo struggente tema affidato all’oboe, la deliziosa piccola fuga della sezione centrale [13:31].

Sinfonia con organo – III

Camille Saint-Saëns (9 ottobre 1835 - 1921): Sinfonia n. 3 in do minore-maggiore op. 78 (1886). Thierry Escaich, organo; Orchestre de Paris, dir. Paavo Järvi.

  1. Adagio – Allegro moderato – attacca:
  2. Poco adagio
  3. Allegro moderato – Presto – Allegro moderato – attacca:
  4. Maestoso – Allegro – Più Allegro – Molto allegro – Pesante

Saint-Saëns