Dell’amore e del mare

Ernest Chausson (21 gennaio 1855 - 1899): Poème de l’amour et de la mer per voce e orchestra op. 19 (1882-92) su testo di Maurice Bouchor. Montserrat Caballé, soprano; Symphonica of London, dir. Wyn Morris.


I. La Fleur des eaux

L’air est plein d’une odeur exquise de lilas
Qui, fleurissant du haut des murs jusques en bas,
  Embaument les cheveux des femmes.
La mer au grand soleil va toute s’embraser,
Et sur le sable fin qu’elles viennent baiser
  Roulent d’éblouissantes lames.

Ô ciel qui de ses yeux dois porter la couleur,
Brise qui va chanter dans les lilas en fleur
  Pour en sortir tout embaumée,
Ruisseaux, qui mouillerez sa robe, ô verts sentiers,
Vous qui tressaillerez sous ses chers petits pieds,
  Faites-moi voir ma bien-aimée!

Et mon cœur s’est levé par ce matin d’été;
Car une belle enfant était sur le rivage,
Laissant errer sur moi des yeux pleins de clarté,
Et qui me souriait d’un air tendre et sauvage.

Toi que transfiguraient la Jeunesse et l’Amour,
Tu m’apparus alors comme l’âme des choses;
Mon cœur vola vers toi, tu le pris sans retour,
Et du ciel entr’ouvert pleuvaient sur nous des roses.

Quel son lamentable et sauvage
  Va sonner l’heure de l’adieu!
La mer roule sur le rivage,
Moqueuse, et se souciant peu
  Que ce soit l’heure de l’adieu.

Des oiseaux passent, l’aile ouverte,
  Sur l’abîme presque joyeux;
Au grand soleil la mer est verte,
Et je saigne, silencieux,
  En regardant briller les cieux.

Je saigne en regardant ma vie
  Qui va s’éloigner sur les flots;
Mon âme unique m’est ravie
Et la sombre clameur des flots
  Couvre le bruit de mes sanglots.

Qui sait si cette mer cruelle
  La ramènera vers mon cœur?
Mes regards sont fixés sur elle;
La mer chante, et le vent moqueur
  Raille l’angoisse de mon cœur.

Interlude [12:34]

II. La Mort de l’amour [15:41]

Bientôt l’île bleue et joyeuse
Parmi les rocs m’apparaîtra;
L’île sur l’eau silencieuse
Comme un nénuphar flottera.

À travers la mer d’améthyste
Doucement glisse le bateau,
Et je serai joyeux et triste
De tant me souvenir — bientôt!

Le vent roulait les feuilles mortes; mes pensées
Roulaient comme des feuilles mortes, dans la nuit.
Jamais si doucement au ciel noir n’avaient lui
Les mille roses d’or d’où tombent les rosées.

Une danse effrayante, et les feuilles froissées,
Et qui rendaient un son métallique, valsaient,
Semblaient gémir sous les étoiles, et disaient
L’inexprimable horreur des amours trépassés.

Les grands hêtres d’argent que la lune baisait
Étaient des spectres : moi, tout mon sang se glaçait
En voyant mon aimée étrangement sourire.

Comme des fronts de morts nos fronts avaient pâli,
Et, muet, me penchant vers elle, je pus lire
Ce mot fatal écrit dans ses grands yeux: l’oubli.

Le temps des lilas et le temps des roses
Ne reviendra plus à ce printemps-ci;
Le temps des lilas et le temps des roses
Est passé, le temps des œillets aussi.

Le vent a changé, les cieux sont moroses,
Et nous n’irons plus courir, et cueillir
Les lilas en fleur et les belles roses;
Le printemps est triste et ne peut fleurir.

Oh! joyeux et doux printemps de l’année,
Qui vins, l’an passé, nous ensoleiller,
Notre fleur d’amour est si bien fanée,
Las! que ton baiser ne peut l’éveiller!

Et toi, que fais-tu? pas de fleurs écloses,
Point de gai soleil ni d’ombrages frais;
Le temps des lilas et le temps des roses
Avec notre amour est mort à jamais.

Chausson, op. 19

Canzon triste

Henri Duparc (21 gennaio 1848 - 1933): Chanson triste (1868) su testo di Jean Lahor alias Henri Cazalis. Jessye Norman, soprano; Dalton Baldwin, pianoforte.

Dans ton cœur dort un clair de lune
Un doux clair de lune d’été
Et pour fuir la vie importune
Je me noierai dans ta clarté.

J’oublierai les douleurs passées,
Mon amour, quand tu berceras
Mon triste coeur et mes pensées
Dans le calme aimant de tes bras.

Tu prendras ma tête malade,
Oh! quelquefois sur tes genoux,
Et lui diras une ballade
Qui semblera parler de nous,

Et dans tes yeux pleins de tristesse,
Dans tes yeux alors je boirai
Tant de baisers et de tendresses
Que peut-être je guérirai.

Smarriti come pecore

Johann Hermann Schein (20 gennaio 1586 - 1630): O, Herr Jesu Christe, mottetto a 5 voci e basso continuo (da Israelsbrünnlein – Fontana d’Israel, 1623, n. 23); testo attribuito al compositore. Ensemble Sagittarius, dir. Michel Laplénie.

O, Herr Jesu Christe, doch nicht vorübergeh, bleib mit deim Wort an diesem Ort.
Dein heilge Sakrament erhalt an diesem End, sonst sein wir wie die Schaf verirrt.
Ach weid’ uns selbst, du guter Hirt.

Rugiadose stille

Luca Marenzio (1553 o 1554 - 1599): Clori nel mio partire, madrigale a 5 voci (dal Sesto libro de madrigali a cinque voci, 1594, n. 2). La Venexiana, dir. Claudio Cavina.

Clori nel mio partire
Languiva al mio languire
E da le luci ov’ha ricetto Amore
Cadeano a mille
Le rugiadose stille.
Cauto v’accorse il mio dolente core,
E da begl’ occhi intanto
Co’ baci n’involò quel vago pianto.
Meraviglia gentile e non più udita:
Quel pianto il cibo fu de la mia vita !
Hor che di lei son privo,
Mercé di quelle lagrime mi vivo.

Marenzio

Apparizioni fantastiche di una pulce

Hector Berlioz (1803 - 1869): «Une puce gentille», dalla légende dramatique La damna­tion de Faust (1846, da Goethe), parte 2ª, scena 6ª. Gabriel Bacquier, baritono; London Symphony Orchestra, dir. Georges Prêtre.

Une puce gentille
chez un prince logeait.
Comme sa propre fille,
le brave homme l’aimait,
et, l’histoire assure,
à son tailleur un jour
lui fit prendre mesure
pour un habit de cour.

L’insecte, plein de joie
dès qu’il se vit paré
d’or, de velours, de soie,
et de crois décoré.
Fit venir de province
ses frères et ses sœurs
qui, par ordre du prince,
devinrent grands seigneurs.

Mais ce qui fut bien pire,
c’est que les gens de cour,
sans en oser rien dire,
se grattaient tout le jour.
Cruelle politique!
Ah! plaignons leur destin,
et, dès qu’une nous pique,
écrasons-la soudain!


Walter Braunfels (1882 - 1954): Phantastische Erscheinungen eines Themas von Berlioz op. 25 (1914-17). ORF Radio-Symphonieorchester Wien, dir. Dennis Russell Davies.

Apparizioni molteplici di una pulce

Es war einmal ein König,
Der hatt’ einen großen Floh,
Den liebt’ er gar nicht wenig,
Als wie seinen eig’nen Sohn.
Da rief er seinen Schneider,
Der Schneider kam heran;
« Da, miß dem Junker Kleider
Und miß ihm Hosen an! »

In Sammet und in Seide
War er nun angetan,
Hatte Bänder auf dem Kleide,
Hatt’ auch ein Kreuz daran,
Und war sogleich Minister,
Und hatt einen großen Stern.
Da wurden seine Geschwister
Bei Hof auch große Herrn.

Und Herrn und Frau’n am Hofe,
Die waren sehr geplagt,
Die Königin und die Zofe
Gestochen und genagt,
Und durften sie nicht knicken,
Und weg sie jucken nicht.
Wir knicken und ersticken
Doch gleich, wenn einer sticht.

(Wolfgang Goethe, Faust. Erster Teil )

C’era una volta un re
che aveva una grossa pulce
e l’amava non poco,
come se fosse suo figlio.
Così chiamò il sarto
e il sarto arrivò:
« Prendi le misure a questo signore
per gli abiti e per i pantaloni! »

Di velluto e di seta
fu dunque vestita,
aveva anche nastri
e aveva una croce su,
poi venne nominata ministro
e portava una grande stella.
Anche i suoi parenti a corte
diventarono gran signori.

E dame a cavalieri a corte
erano tormentati assai,
la regina e le cameriere
punte e morsicate,
ma non potevano schiacciarle
né cacciarle via.
Noi, chi ci punge e ci morde
lo schiacciamo e lo cacciamo subito!

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827): Aus Goethes Faust («Es war einmal ein König»), Lied op. 75 n. 3 (1809). Dietrich Fischer-Dieskau, baritono; Gerald Moore, pianoforte.


Richard Wagner (1813 - 1883): Lieder des Mephistopheles I («Es war einmal ein König»), n. 4 delle Sieben Kompositionen zu Goethes „Faust“ WWV 15 (1831). Thomas Hampson, baritono; Geoffrey Parsons, pianoforte.


Ferruccio Busoni (1866 - 1924): Lied des Mephistopheles op. 9 no. 2, versione per baritono e pianoforte (1918). Dietrich Fischer-Dieskau, baritono; Jörg Demus, pianoforte.


Modest Petrovič Musorgskij (1839 - 1881): Canzone di Mefistofele nella cantina di Auerbach (Песня Мефистофеля в погребке Ауэрбаха, 1879); testo di Aleksandr Nikolaevič Strugoščikov, da Goethe. Sergej Lejferkus, baritono; Semën Skigin, pianoforte.

Жил был король когда-то,
При нём блоха жила,
Блоха… блоха!
Милей родного брата она ему была;
Блоха… ха, ха, ха! блоха?
Ха, ха, ха, ха, ха!… Блоха!
Зовёт король портного: ,,Послушай ты, чурбан!
Для друга дорогого
Сшей бархатный кафтан!“
Блохе кафтан? Ха, ха! Блохе?
Ха, ха, ха, ха, ха!
Кафтан? Ха, ха, ха!
Блохе кафтан?
Вот в золото и бархат
Блоха наряжена,
И полная свобода ей при дворе дана. Ха, ха!
Ха, ха! Блохе!
Король ей сан министра
И с ним звезду даёт,
За нею и другие пошли все блохи в ход.
Ха, ха!
И самой королеве,
И фрейлинам ея,
От блох не стало мочи,
Не стало и житья. Ха, ха!
И тронуть-то боятся,
Не то чтобы их бить.
А мы, кто стал кусаться,
Тотчас давай душить!

Una chanson di Gentian


Di Gentian, attivo intorno alla metà del Cinquecento, non si sa pressoché nulla; con il suo nome ci sono pervenute una ventina di chansons, quasi tutte pubblicate da Attaingnant. Di Je suis Robert ho trovato in rete, fra le altre, queste due interpretazioni: a voce sola e liuto, eseguita da Valéry Sauvage; e a quattro voci, quelle del formidabile Ensemble «Clément Janequin».

Je suis Robert, le beau Robert,
Qui la brunette tant aimoit.

  Ne scauroit on trouver un messagier en France
  Qui se voulust aller au jardin de plaisance
  Dire à Robert, Robert, le beau Robert,
  Que la brunette se mouroit.

Je suis Robert…

  Quand Robert eust oui la certaine nouvelle
  Il a bridé Moreau et luy a mis la selle,
  Picqua des é- des éperons jolis,
  Pour la brunette secourir.

Je suis Robert…

  Quand Robert fust entré au milieu de la ville
  Il a oui chanter l’alouette jolie
  Qui en son chant, son joli chant disoit
  Que la brunette guérissoit.

Je suis Robert, le beau Robert,
Qui la brunette tant aimoit.

Elegia – VI

Costanzo Festa (c1485/90-1545): Quis dabit oculis nostris, elegia in morte di Anna di Bretagna, regina di Francia. Huelgas Ensemble, dir. Paul van Nevel.

Quis dabit oculis nostris fontem lachrymarum?
Et plorabimus die ac nocte coram Domino?
Britannia, quid ploras? Musica sileat.
Francia, cur deducta lugubri veste
maerore consumeris?
Heu nobis, Domine, defecit Anna,
gaudium cordis nostri.
Conversus est in luctum chorus noster.
Cecidit corona capitis nostri.
Ergo ululate pueri, plorate sacerdotes,
ululate senes, lugete cantores,
plangite nobiles et dicite:
Anna, Anna, requiescat in pace.

La regina Anna di Bretagna, consorte di Luigi XII di Francia, morì il 9 gennaio 1514; le cerimonie funebri durarono quaranta giorni.

Cum Lazaro

Maurice Duruflé (11 gennaio 1902 - 1986): Requiem op. 9, versione con grande orchestra (1950). Anne Sofie von Otter, mezzosoprano; Thomas Hampson, baritono; Marie-Claire Alain, organo; coro Orféon Donostiarra; Orchestre du Capitole de Toulouse, dir. Michel Plasson.

I. Introït

Requiem aeternam dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.
Te decet hymnus Deus in Sion,
et tibi reddetur votum in Jerusalem.
Exaudi orationem meam,
ad te omnis caro veniet.
Requiem aeternam dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.

II. Kyrie [3:56]

Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.

III. Domine Jesu Christe [8:26]

Domine Jesu Christe, Rex gloriae,
libera animas omnium fidelium defunctorum
de poenis inferni, et de profundo lacu.
Libera eas de ore leonis,
ne absorbeat eas tartarus,
ne cadant in obscurum.
Sed signifer sanctus Michael
repraesentet eas in lucem sanctam,
quam olim Abrahae promisisti, et semini ejus.
Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus.
Tu suscipe pro animabus illis,
quarum hodie memoriam facimus;
fac eas, Domine, de morte transire ad vitam,
quam olim Abrahae promisisti, et semini ejus.

IV. Sanctus [17:14]

Sanctus Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt coeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis.
Benedictus qui venit in nomine domini.
Hosanna in excelsis.

V. Pie Jesu [21:23]

Pie Jesu Domine,
dona eis requiem sempiternam.

VI. Agnus Dei [25:27]

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi,
dona eis requiem sempiternam.

VII. Lux aeterna [29:55]

Lux aeterna luceat eis, Domine,
cum sanctis tuis in aeternum, quia pius es.
Requiem aeternam, dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.

VIII. Libera me [34:08]

Libera me, Domine, de morte aeterna,
in die illa tremenda, quando coeli movendi sunt et terra,
dum veneris judicare saeculum per ignem.
Tremens factus sum ego, et timeo,
dum discussio venerit, atque ventura ira.
Dies illa, dies irae,
calamitatis et miseriae,
dies magna et amara valde.
Dum veneris judicare saeculum per ignem.
Requiem aeternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis.

IX. In Paradisum [40:25]

In Paradisum deducant te Angeli,
in tuo adventu suscipiant te martyres,
et perducant te in civitatem sanctam Jerusalem.
Chorus Angelorum te suscipiat,
et cum Lazaro quondam paupere
aeternam habeas requiem.

Bellissimo lavoro, in sostanza una rielaborazione polifonica moderna di canti grego­riani, tutti desunti dalla Missa pro defunctis. Il Requiem era stato originariamente (1941) commissionato a Duruflé dal governo collaborazionista di Vichy.

Maurice Duruflé

La Luna e il bacio

Heinrich Dorn (1804 - gennaio 1892): Das Mädchen an den Mond, Lied op. 51 n. 1 (c1850) su testo di Robert Prutz (1816 - 1872). Helene Lindqvist, soprano; Philipp Vogler, pianoforte.

Mond, hast du auch gesehen,
Wie mich mein Schatz geküßt?
Frei muß ich dir gestehen,
Daß mich das sehr verdrießt.

Auch weiß ich nicht, wie eben
Es gestern Abend kam,
Ob ich ihn ihm gegeben,
Ob er den Kuß sich nahm.

Du mußt’s nicht weiter sagen,
Ich bitte dich darum,
Wenn dich die Leute fragen,
O lieber Mond, sei stumm!

(Luna, hai visto anche tu come mi ha baciata il mio tesoro? Francamente devo confessare che la cosa mi infastidisce molto.
Inoltre non so bene come sia successo, ieri sera, se io abbia baciato lui o lui abbia baciato me.
Non devi dirlo, ti prego: se la gente te lo chiede, o cara Luna, taci!)

Ercole e Ebe

Reinhard Keiser (9 gennaio 1674 - 1739): antologia di brani dal Singspiel Die Verbindung des großen Herkules mit der schönen Hebe (1699) su libretto di Christian Heinrich Postel. Yeree Suh, soprano (nei nn. 6 e 7); Elbipolis Barockorchester Hamburg.

  1. Ouverture
  2. Menuet [2:55]
  3. Entrée alternativement avec le Trio [3:40]
  4. Aria alla battaglia [4:30]
  5. Aria con oboe solo [6:02]
  6. «Betrübter Geist», chaconne en rondeau [9:05]
  7. «Ihr, die ihr euch an diesen Frülingskindern», recitativo [15:20]
  8. Menuet der Gärtner [16:15]
  9. Entrée alternativement – Entrée der himmlischen Geister [17:44]
  10. Gigue [21:19]

Per Ernesto e Rodolfo

Jacobus Vaet (c1529 - 8 gennaio 1567): Currite, felices, mottetto a 6 voci (1563). The Song Company, dir. Roland Peelman.

Currite, felices divorum
Cura quod oras jam modo
Ad Hispanas instituistis iter,
Austriacae Rudolphe domus nova gloria fratri
Quique Erneste tuo cedere turpe putas.
Auspiciis ad sunt modo nam felicibus astra,
Atque parant faciles fata benigna vitas.
Et precibus votisque deos sine fine fatigans,
Fortuna en vestros excubat ante pedes.

Quorum ut optatos mundo sol cerneret ortus,
Serus anhelantes aequore mersit aequos.
Illa etenim facies, animosi plena vigoris,
Divina et vestri corporis effigies,
Nil penitus mortale, tenent manifestaque nobis.
Herculei reddunt seminis inditia,

Ergo, age cresce potens certissima cura deorum,
Blanditiae magni deliciaeque patris.
Vosque ubi longa senes capient fastidia terrae,
Det Deus aethereas inhabitare domos.

Ecco un esempio di mottetto profano: fu composto in occasione della partenza del­l’un­di­cenne Rodolfo d’Asburgo (poi divenuto imperatore come Rodolfo II) e del fratello di questi, Ernesto, alla volta di Madrid, ove i due giovani sarebbero stati ospitati presso la corte dello zio, il re di Spagna Filippo II – il dato permette di stabilire con certezza l’anno della composizione.

Rodolfo d’Asburgo (il futuro imperatore Rodolfo II) nel 1568

Sul mare, verso Skye

Michael Tippett (2 gennaio 1905 - 8 gennaio 1998): Over the sea to Skye per coro a cappella (1956). BBC Singers, dir. Stephen Cleobury.

Rielaborazione di una delle più belle melodie scozzesi di ogni tempo, il brano di Tippett si dipana su parte del testo che sir Harold Boulton (1859-1935) adattò alla melodia tradizionale e pubblicò nel 1884 con il titolo The Skye Boat Song; i versi fanno riferimento a un episodio semileggendario della vita di Carlo Edoardo Stuart, risalente a poco più di due mesi dopo la battaglia di Culloden, cioè a fine giugno 1746, quando Bonnie Prince Charlie, accompagnato da Flora MacDonald e altri giacobiti, attraversò in barca il Mar delle Ebridi, da South Uist a Skye.

Speed, bonnie boat, like a bird on the wing,
Onward! the sailors cry;
Carry the lad that’s born to be King
Over the sea to Skye.

Loud the winds howl, loud the waves roar,
Thunderclouds rend the air;
Baffled, our foes stand by the shore,
Follow they will not dare.

Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…

Though the waves leap, soft shall ye sleep,
Ocean’s a royal bed.
Rocked in the deep, Flora will keep
Watch by your weary head.

Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…

Many’s the lad fought on that day,
Well the Claymore could wield,
When the night came, silently lay
Dead on Culloden’s field.

Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…

Burned are their homes, exile and death
Scatter the loyal men;
Yet ere the sword cool in the sheath
Charlie will come again.


The Skye Boat Song viene frequentemente cantato sui versi dedicati al medesimo soggetto da Robert Louis Stevenson (n. 42 della raccolta Songs of Travel, 1892):

Sing me a song of a lad that is gone,
Say, could that lad be I?
Merry of soul he sailed on a day
Over the sea to Skye.

Mull was astern, Rùm on the port,
Eigg on the starboard bow;
Glory of youth glowed in his soul;
Where is that glory now?

Sing me a song of a lad that is gone…

Give me again all that was there,
Give me the sun that shone!
Give me the eyes, give me the soul,
Give me the lad that’s gone!

Sing me a song of a lad that is gone…

Billow and breeze, islands and seas,
Mountains of rain and sun,
All that was good, all that was fair,
All that was me is gone.

Sing me a song of a lad that is gone…

Con il testo di Stevenson leggermente modificato, in relazione alla storia narrata («a lad» diventa così «a lass»), The Skye Boat Song è parte fondamentale della colonna sonora di una recente serie televisiva di successo. L’elaborazione musicale è di Dominik Hauser, la voce di Kathryn Jones.


Fra le interpretazioni esclusivamente strumentali, la più nota è certo quella di sir James Galway accompagnato da The Chieftains.

Bonnie Prince Charlie
Carlo Edoardo Stuart ritratto da Allan Ramsay (1745)

Amaræ morti ne tradas nos

Jacobus de Kerle (c1531 - 7 gennaio 1591): Media vita in morte sumus, mottetto a 6 voci (pubblicato in Selectae quaedam cantiones sacrae, Norimberga 1571). Huelgas Ensemble, dir. Paul van Nevel.

Media vita in morte sumus
Quem quaerimus adjutorem nisi te, Domine?
Qui pro peccatis nostris juste irasceris.

Sancte Deus, Sancte fortis,
Sancte et misericors Salvator,
Amaræ morti ne tradas nos.

Kerle, Media vita

Non più mesta

Gioachino Rossini (1792 - 1868): «Non più mesta accanto al fuoco», rondò dal II atto del melodramma giocoso La Cenerentola, ossia La bontà in trionfo (1817). Cecilia Bartoli, mezzosoprano; Orchestra La Scintilla, dir. Ada Pesch.

Non più mesta accanto al fuoco
Starò sola a gorgheggiar, no.
Ah fu un lampo, un sogno, un gioco
Il mio lungo palpitar.


Henri Herz (6 gennaio 1803 - 5 gennaio 1888): Variazioni su «Non più mesta». Earl Wild, pianoforte.

Herz, Non piu' mesta

Crucifixus a 8 voci

Antonio Lotti (5 gennaio 1667 - 5 gennaio 1740): Crucifixus a 8 voci. The Cambridge Singers.

Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato:
Passus, et sepultus est.

Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas.
Et ascendit in coelum: sedet ad dexteram Patris.
Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos;
Cujus regni non erit finis.

O quam suavis est

Paolo Lorenzani (5 gennaio 1640 - 1713): O quam suavis est, mottetto a 3 voci e basso continuo (1693). Le Vaisseau d’or, dir. Martin Robidoux.

O quam suavis est Domine spiritus tuus,
Qui ut dulcedinem tuam in filios demonstares,
Pane suavissimo de cælo præstito,
esurientes reples bonis,
Fastidiosos divites dimittens inanes.

Il core amante

Maria Rosa Coccia (4 gennaio 1759 - 1833): «Dille pur che il core amante», aria (rondeau d’Achille) dalla cantata Ifigenia (1779). Jone Martínez, soprano; Orquesta Barroca de la Universidad de Salamanca, dir. e oboe Alfredo Bernardini.

Hodie descendit lux magna

Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 - 1594): Dies sanctificatus, responsorio a 4 voci (pubblicato in Motecta festorum totius anni liber primus, 1564, n. 1). Accademia filarmonica romana.

Dies sanctificatus illuxit nobis:
Venite gentes, et adorate Dominum.
Quia hodie descendit lux magna in terris.
Alleluia.
Haec dies quam fecit Dominus:
Exultemus, et laetemur in ea.

Bellissimo canone alla 5a inferiore (do – fa), non sfugge la sua linearità all’orecchio né all’occhio che segue la partitura: do – do-re-dolasib-la canta il soprano, fa – fa-sol-faremib-re risponde il contralto a distanza di una battuta, poi all’ottava-nona battuta il gioco è ripreso da tenore e basso, che però attaccano metà misura dopo.
E com’è bravo Palestrina a suscitare una sensazione di serena leggerezza proprio là dove il contrappunto è più intricato 🙂

Christus factus est

Pompeo Cannicciari (1670 - 29 dicembre 1744): Christus factus est, mottetto a 4 voci (1696). Corale Città di Trento, dir. Roberto Gianotti.

Christus factus est pro nobis obediens
usque ad mortem, mortem autem crucis.

Propter quod et Deus exaltavit illum et dedit illi nomen,
quod est super omne nomen.

Nisi Dominus secondo l’Abbé Robert

Pierre Robert (c1620 - 28 dicembre 1699): Nisi Dominus, grand motet a 2 cori e orchestra (da Motets pour la Chapelle du Roy mis en musique par Monsieur l’Abbé Robert, 1684, n. 12) sul testo del Salmo CXXVII (126). Dagmar Šašková, dessus; Damien Guillon e Robert Getchell, hautes-contre; Jean-François Novelli, taille; Alain Buet, basse-taille; Arnaud Richard, basse; Les Pages & les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, ensemble Musica Florea (dir. Marek Štryncl), dir. Olivier Schneebeli.

Nisi Dominus aedificaverit domum, in vanum laboraverunt qui aedificant eam. Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam.
Vanum est vobis ante lucem surgere: surgite postquam sederitis, qui manducatis panem doloris. Cum dederit dilectis suis somnum,
ecce haereditas Domini, filii; merces, fructus ventris.
Sicut sagittae in manu potentis, ita filii excussorum.
Beatus vir qui implevit desiderium suum ex ipsis: non confundetur cum loquetur inimicis suis in porta.

Natale con Perotino – III

Perotino (c1160 - c1230): Sederunt principes, organum quadruplum sul graduale della messa di Santo Stefano (composto forse nel 1199). The Early Music Consort of London, dir. David Munrow.
Fonti del testo sono il Salmo 118, vv. 23a e 86b, e il 108, v. 26:

118: 23a Sederunt principes, et adversum me loquebantur:
86b et iniqui persecuti sunt me.
108: 26a Adjuva me, Domine Deus meus:
26b salvum me fac propter misericordiam tuam.


Mi chiesi se l’Abate non avesse scelto di far cantare quel graduale proprio quella notte, quando ancora erano presenti alla funzione gli inviati dei principi, per ricordare come da secoli il nostro ordine fosse pronto a resistere alla persecuzione dei potenti, grazie al suo privilegia­to rapporto col Signore, Dio degli eserciti. E invero l’inizio del canto diede una grande impressione di potenza.

Sulla prima sillaba se iniziò un coro lento e solenne di decine e deci­ne di voci, il cui suono basso riempì le navate e aleggiò sopra le nostre teste, e tuttavia sembrava sorgere dal cuore della terra. Né s’interruppe, perché mentre altre voci incominciavano a tessere, su quella linea profonda e continua, una serie di vocalizzi e melismi, esso — tellurico — continuava a dominare e non cessò per il tempo intero che occorre a un recitante dalla voce cadenzata e lenta per ripetere dodici volte l’Ave Maria. E quasi sciolte da ogni timore, per la fiducia che quell’ostinata sillaba, allegoria della durata eterna, dava agli oranti, le altre voci (e massime quelle dei novizi) su quella base petrosa e solida innalzavano cuspidi, colonne, pinnacoli di neumi liquescenti e subpuntati. E mentre il mio cuore stordiva di dolcezza al vibrare di un climacus o di un porrectus, di un torculus o di un salicus, quelle voci parevano dirmi che l’anima (degli oranti e mia che li ascoltavo), non potendo reggere alla esuberanza del sentimento, attraverso di essi si lacerava per esprimere la gioia, il dolore, la lode, l’amore, con slancio di sonorità soavi. Intanto, l’ostinato accanirsi delle voci ctonie non demordeva, come se la presen­za minacciosa dei nemici, dei potenti che perseguitavano il popolo del Signore, permanesse irrisolta. Sino a che quel nettunico tumultuare di una sola nota parve vinto, o almeno convinto e avvinto dal giubilo allelujatico di chi vi si opponeva, e si sciolse su di un maestoso e perfettis­simo accordo e su un neuma resupino.

Pronunciato con fatica quasi ottusa il “sederunt”, s’innalzò nell’aria il “principes”, in una grande e serafica calma. Non mi domandai più chi fossero i potenti che parlavano contro di me (di noi), era scomparsa, dissolta l’ombra di quel fantasma sedente e incombente.

[…]

Ora il coro stava intonando festosamente lo “adjuva me”, di cui la a chiara lietamente si espandeva per la chiesa, e la stessa u non appari­va cupa come quella di “sederunt”, ma piena di santa energia. I mona­ci e i novizi cantavano, come vuole la regola del canto, col corpo dirit­to, la gola libera, la testa che guarda in alto, il libro quasi all’altezza delle spalle in modo che vi si possa leggere senza che, abbassando il capo, l’aria esca con minore energia dal petto. Ma l’ora era ancora notturna e, malgrado squillassero le trombe della giubilazione, la caligine del sonno insidiava molti dei cantori i quali, persi magari nell’emissione di una lunga nota, fiduciosi nell’onda stessa del cantico, a volte reclinavano il capo, tentati dalla sonnolenza. Allora i veglianti, anche in quel fran­gente, ne esploravano i volti col lume, a uno a uno, per ricondurli appunto alla veglia, del corpo e dell’anima.

(Umberto Eco, Il nome della rosa:
Sesta giornata, Mattutino;
Bompiani, Milano 1980)

Noël nouvelet – I

Anonimo del XV secolo: Noël nouvelet, testo e melodia del XV secolo. Petits Chanteurs du Mont-Royal.

Noël nouvelet, Noël chantons ici.
Dévotes gens disons à Dieu merci.
Chantons Noël, pour le roi nouvelet.
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.

Quand je m’éveillai et eus assez dormi.
Ouvris les yeux, vis un arbre fleuri.
Dont il sortait un bouton merveilleux,
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.

D’un oiselet bientôt le chant ouïs,
Qui aux pasteurs disait: Partez d’ici.
En Bethleem trouverez l’agnelet.
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.

En Bethleem, Marie et Joseph vis.
L’âne et le boeuf, l’enfant couché au lit.
La crèche était au lieu d’un bercelet.
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.

L’étoile y vis qui la nuit éclaircit.
Qui d’Orient dont elle était sortie
En Bethleem les trois Rois amenait,
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.

L’un portait l’or, l’autre la myrrhe aussi,
L’autre l’encens qu’il faisait bon sentir.
Du Paradis semblait le jardinet,
 Noël nouvelet, Noël chantons ici.


Marcel Dupré (1886 - 1971): Variations sur un Noël per organo op. 20 (1922). Vincenzo Allevato.

Noël nouvelet

Natale con Perotino – II

Perotino (c1160 - c1230): Viderunt omnes, organum quadruplum sul graduale della 3ª messa di Natale (composto forse nel 1198). The Early Music Consort of London, dir. David Munrow.
Fonte del testo è il Salmo 97, vv. 3b, 4a e 2:

3b Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
4a Jubilate Deo, omnis terra.
2a Notum fecit Dominus salutare suum;
2b ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.

In dulci iubilo

Hieronymus Praetorius (1560 - 1629): In dulci iubilo, mottetto a 8 voci. Julie Gaulke e Simone Lo Castro eseguono tutte le parti.

In dulci jubilo
Nun singet und seid froh!
Unsers Herzens Wonne
Liegt in praesepio;
Und leuchtet wie die Sonne
Matris in gremio.
Alpha es et O!

O Jesu parvule
Nach dir ist mir so weh!
Tröst’ mir mein Gemüte
O puer optime
Durch alle deine Güte
O princeps gloriae.
Trahe me post te!

O Patris caritas!
O Nati lenitas!
Wir wären all verloren
Per nostra crimina
So hat er uns erworben
Coelorum gaudia
Eia, wären wir da!

Ubi sunt gaudia
Nirgend mehr denn da!
Da die Engel singen
Nova cantica,
Und die Schellen klingen
In regis curia.
Eia, wären wir da!

Natale con Perotino – I

Perotino il Grande (magister Perotinus Magnus ovvero Pérotin, c1160 - c1230): Beata viscera, conductus monodico; testo probabilmente di Philippe le Chancelier. Ensemble Tonus Peregrinus.

Testo completo (nell’interpretazione dell’ensemble Tonus Peregrinus sono omesse le strofe 2, 3 e 5) e traduzione:

1. Beata viscera
Marie virginis
cuius ad ubera
rex magni nominis,
veste sub altera
vim celans numinis,
dictavit federa
Dei et hominis.

O mira novitas
et novum gaudium
matris integritas
post puerperium.

Beato il grembo
della vergine Maria,
al cui seno
un re di nome illustre,
celando sotto altra veste
la propria divina natura,
stabilì l’alleanza
di Dio con l’uomo.

O novità mirabile
e nuova fonte di gioia
la purezza della madre
dopo il parto.


2. Populus gentium
sedens in tenebris
surgit ad gaudium
partus tam celebris:
Iudea tedium
fovet in latebris,
cor gerens conscium
delicet funebris.

O mira novitas…


Il popolo delle nazioni,
che sedeva nelle tenebre,
si alza in piedi per la gioia
di un parto tanto illustre:
la Giudea cova il disgusto
di nascosto, avendo nel cuore
la consapevolezza
di una colpa funesta. 

O novità mirabile…


3. Fermenti pessimi
qui fecem hauserant,
ad panis azimi
promisa properant:
sunt Deo proximi
qui longe steterant,
et hi novissimi
qui primi fuerant.

O mira novitas…


Chi aveva inghiottito il fondo
di un lievito pessimo
si affretta alle promesse
del pane azzimo:
sono più vicini a Dio
coloro che erano stati lontani,
e ultimi quelli
che erano stati i primi.

O novità mirabile…


4. Partum quem destruis,
Iudea misera!
De quo nos arguis,
quem docet littera;
si nova respuis,
crede vel vetera,
in hoc quem astruis
Christum considera.

O mira novitas…


Quale parto distruggi,
infelice Giudea!
Ci accusi di quanto
la lettera insegna;
se rifiuti i fatti nuovi,
credi almeno a quelli vecchi,
in ciò che aggiungi
riconosci il Cristo.

O novità mirabile…


5. Te semper implicas
errore patrio;
dum viam indicas
errans in invio:
in his que predicas,
sternis in medio
bases propheticas
sub evangelio.

O mira novitas…


Ancora ti avviluppi
nell’errore dei tuoi padri,
mentre indichi la strada
vagando in luoghi impraticabili:
in ciò che proclami
dissemini nel mezzo
basi profetiche
sotto il vangelo.

O novità mirabile…


6. Legis mosayce
clausa misteria;
nux virge mystice
nature nescia;
aqua de silice,
columpna previa,
prolis dominice
signa sunt propera.

O mira novitas…


Della legge mosaica
chiusi i misteri;
il frutto della mistica verga
ignoto alla natura;
acqua dalla roccia,
colonna che precede,
della prole del Signore
sono segni impetuosi.

O novità mirabile…


7. Solem, quem libere,
dum purus oritur
in aura cernere
visus non patitur,
cernat a latere
dum repercutitur,
alvus puerpere,
qua totus clauditur.

O mira novitas…


Il sole che liberamente,
mentre nitido sorge
nell’aria, guardare
non è possibile,
lo si osservi di lato
mentre si riflette,
grembo della madre
in cui tutto è racchiuso.

O novità mirabile…

¡Ay!

Juan García de Zéspedes (c1619 - 1678): Ay que me abraso, villancico-guaracha. Caranzalem: Pilar Almalé, canto e viola da gamba; Elena Escartín, canto e flauto dolce; Paula Brieba, chitarra barocca.

Ay que me abraso, ay,
divino Dueño, ay,
en la hermosura, ay,
de tus ojuelos, ay.

Ay cómo llueven, ay,
ciento luçeros, ay,
rayos de gloria, ay,
rayos de fuego, ay.

En la guaracha, ay,
le festinemos, ay,
mientras el niño, ay,
se rinde al sueño, ay.

Toquen y baylen, ay,
porque tenemos, ay,
fuego en la nieve, ay,
nieve en el fuego, ay.

Ay, que me abraso, ay,
divino Dueño, ay,
en la hermosura, ay,
de tus ojuelos, ay.

Con citazione di Canarios di Gaspar Sanz 🙂


Buon Natale, ay!