Hieronymus Praetorius (1560 - 27 gennaio 1629): Surge, propera, amica mea, mottetto per doppio coro a 8 voci (da Sacrae cantiones de praecipuis festis totius anni, 1599, n. 25), testo liberamente tratto dal Canticum canticorum II:10 passim. Balthasar-Neumann-Chor e Balthasar-Neumann-Ensemble, dir. Pablo Heras-Casado.
Surge, propera, amica mea, et veni.
Iam hiems transiit;
imber abiit et recessit.
Flores apparuerunt in terra nostra.
Tempus putationis advenit.
Surge, propera, speciosa mea, et veni,
formosa mea, columba mea,
in foraminibus petrae,
in caverna maceriae,
ostende mihi faciem tuam.
Sonet vox tua in auribus meis,
vox enim tua dulcis
et facies tua decora.
Marco Marazzoli, detto Marco dall’Arpa (c1602 - 26 gennaio 1662): Dal cielo cader vid’io, «canzonetta su la ciaccona». Jakub Józef Orliński – controtenore; L’Arpeggiata, dir. Christina Pluhar.
Dal cielo cader vid’io
due stelle più luminose,
e sul volto al idol mio
di sua mano Amor le pose.
Di due luci allo splendore
arda pur lieto un amante,
e costante
gli offra in dono il proprio core.
Ma non speri in tanto ardore
col seren dáltre faville,
avvampar quelle pipille
che dan lume al mio desio.
Dal cielo cader vid’io
due stelle più luminose,
e sul volto al idol mio
di sua mano Amor le pose.
Sotto l’arco d’un bel ciglio
splenderanno in bravi giri,
due zaffiri
da far caro ogni periglio.
Ma d’Amore è van consiglio
ch’ardan mai di foco pieni,
vaghi rai così sereni
come un guardo ch’io desio.
Dal cielo cader vid’io
due stelle più luminose,
e sul volto al idol mio
di sua mano Amor le pose.
Due canzoni per ricordare Jeanne Moreau (23 gennaio 1928 – 31 luglio 2017). Una terza si trova qui.
Each man kills the thing he loves, dalla colonna sonora del film Querelle de Brest (Querelle, 1982) di Rainer Werner Fassbinder; musica di Peer Raben, testo di Oscar Wilde (da The Ballad of Reading Gaol, 1897).
Each man kills the thing he loves
By each let this be heard,
Some do it with a bitter look,
Some with a flattering word,
The coward does it with a kiss,
The brave man with a sword!
Some kill their love when they are young,
And some when they are old;
Some strangle with the hands of Lust,
Some with the hands of Gold:
The kindest use a knife, because
The dead so soon grow cold.
Some love too little, some too long,
Some sell, and others buy;
Some do the deed with many tears,
And some without a sigh:
For each man kills the thing he loves,
Yet each man does not die.
India Song, musica di Carlos D’Alessio, testo di Marguerite Duras; dalla colonna sonora del film omonimo, diretto da Duras nel 1975.
Chanson,
Toi qui ne veux rien dire,
Toi qui me parles d’elle
Et toi qui me dis tout.
Ô, toi,
Que nous dansions ensemble,
Toi qui me parlais d’elle,
D’elle qui te chantait,
Toi qui me parlais d’elle,
De son nom oublié,
De son corps, de mon corps,
De cet amour là,
De cet amour mort.
Chanson,
De ma terre lointaine,
Toi qui parleras d’elle,
Maintenant disparue,
Toi qui me parles d’elle,
De son corps effacé,
De ses nuits, de nos nuits,
De ce désir là,
De ce désir mort.
Chanson,
Toi qui ne veux rien dire,
Toi qui me parles d’elle,
Et toi qui me dis tout,
Et toi qui me dis tout.
Ernest Chausson (21 gennaio 1855 - 1899): Poème de l’amour et de la mer per voce e orchestra op. 19 (1882-92) su testo di Maurice Bouchor. Montserrat Caballé, soprano; Symphonica of London, dir. Wyn Morris.
I. La Fleur des eaux
L’air est plein d’une odeur exquise de lilas
Qui, fleurissant du haut des murs jusques en bas,
Embaument les cheveux des femmes.
La mer au grand soleil va toute s’embraser,
Et sur le sable fin qu’elles viennent baiser
Roulent d’éblouissantes lames.
Ô ciel qui de ses yeux dois porter la couleur,
Brise qui va chanter dans les lilas en fleur
Pour en sortir tout embaumée,
Ruisseaux, qui mouillerez sa robe, ô verts sentiers,
Vous qui tressaillerez sous ses chers petits pieds,
Faites-moi voir ma bien-aimée!
Et mon cœur s’est levé par ce matin d’été;
Car une belle enfant était sur le rivage,
Laissant errer sur moi des yeux pleins de clarté,
Et qui me souriait d’un air tendre et sauvage.
Toi que transfiguraient la Jeunesse et l’Amour,
Tu m’apparus alors comme l’âme des choses;
Mon cœur vola vers toi, tu le pris sans retour,
Et du ciel entr’ouvert pleuvaient sur nous des roses.
Quel son lamentable et sauvage
Va sonner l’heure de l’adieu!
La mer roule sur le rivage,
Moqueuse, et se souciant peu
Que ce soit l’heure de l’adieu.
Des oiseaux passent, l’aile ouverte,
Sur l’abîme presque joyeux;
Au grand soleil la mer est verte,
Et je saigne, silencieux,
En regardant briller les cieux.
Je saigne en regardant ma vie
Qui va s’éloigner sur les flots;
Mon âme unique m’est ravie
Et la sombre clameur des flots
Couvre le bruit de mes sanglots.
Qui sait si cette mer cruelle
La ramènera vers mon cœur?
Mes regards sont fixés sur elle;
La mer chante, et le vent moqueur
Raille l’angoisse de mon cœur.
Interlude [12:34]
II. La Mort de l’amour [15:41]
Bientôt l’île bleue et joyeuse
Parmi les rocs m’apparaîtra;
L’île sur l’eau silencieuse
Comme un nénuphar flottera.
À travers la mer d’améthyste
Doucement glisse le bateau,
Et je serai joyeux et triste
De tant me souvenir — bientôt!
Le vent roulait les feuilles mortes; mes pensées
Roulaient comme des feuilles mortes, dans la nuit.
Jamais si doucement au ciel noir n’avaient lui
Les mille roses d’or d’où tombent les rosées.
Une danse effrayante, et les feuilles froissées,
Et qui rendaient un son métallique, valsaient,
Semblaient gémir sous les étoiles, et disaient
L’inexprimable horreur des amours trépassés.
Les grands hêtres d’argent que la lune baisait
Étaient des spectres : moi, tout mon sang se glaçait
En voyant mon aimée étrangement sourire.
Comme des fronts de morts nos fronts avaient pâli,
Et, muet, me penchant vers elle, je pus lire
Ce mot fatal écrit dans ses grands yeux: l’oubli.
Le temps des lilas et le temps des roses
Ne reviendra plus à ce printemps-ci;
Le temps des lilas et le temps des roses
Est passé, le temps des œillets aussi.
Le vent a changé, les cieux sont moroses,
Et nous n’irons plus courir, et cueillir
Les lilas en fleur et les belles roses;
Le printemps est triste et ne peut fleurir.
Oh! joyeux et doux printemps de l’année,
Qui vins, l’an passé, nous ensoleiller,
Notre fleur d’amour est si bien fanée,
Las! que ton baiser ne peut l’éveiller!
Et toi, que fais-tu? pas de fleurs écloses,
Point de gai soleil ni d’ombrages frais;
Le temps des lilas et le temps des roses
Avec notre amour est mort à jamais.
Henri Duparc (21 gennaio 1848 - 1933): Chanson triste (1868) su testo di Jean Lahor alias Henri Cazalis. Jessye Norman, soprano; Dalton Baldwin, pianoforte.
Dans ton cœur dort un clair de lune
Un doux clair de lune d’été
Et pour fuir la vie importune
Je me noierai dans ta clarté.
J’oublierai les douleurs passées,
Mon amour, quand tu berceras
Mon triste coeur et mes pensées
Dans le calme aimant de tes bras.
Tu prendras ma tête malade,
Oh! quelquefois sur tes genoux,
Et lui diras une ballade
Qui semblera parler de nous,
Et dans tes yeux pleins de tristesse,
Dans tes yeux alors je boirai
Tant de baisers et de tendresses
Que peut-être je guérirai.
Johann Hermann Schein (20 gennaio 1586 - 1630): O, Herr Jesu Christe, mottetto a 5 voci e basso continuo (da Israelsbrünnlein – Fontana d’Israel, 1623, n. 23); testo attribuito al compositore. Ensemble Sagittarius, dir. Michel Laplénie.
O, Herr Jesu Christe, doch nicht vorübergeh, bleib mit deim Wort an diesem Ort.
Dein heilge Sakrament erhalt an diesem End, sonst sein wir wie die Schaf verirrt.
Ach weid’ uns selbst, du guter Hirt.
Luca Marenzio (1553 o 1554 - 1599): Clori nel mio partire, madrigale a 5 voci (dal Sesto libro de madrigali a cinque voci, 1594, n. 2). La Venexiana, dir. Claudio Cavina.
Clori nel mio partire
Languiva al mio languire
E da le luci ov’ha ricetto Amore
Cadeano a mille
Le rugiadose stille.
Cauto v’accorse il mio dolente core,
E da begl’ occhi intanto
Co’ baci n’involò quel vago pianto.
Meraviglia gentile e non più udita:
Quel pianto il cibo fu de la mia vita !
Hor che di lei son privo,
Mercé di quelle lagrime mi vivo.
Hector Berlioz (1803 - 1869): «Une puce gentille», dalla légende dramatique La damnation de Faust (1846, da Goethe), parte 2ª, scena 6ª. Gabriel Bacquier, baritono; London Symphony Orchestra, dir. Georges Prêtre.
Une puce gentille
chez un prince logeait.
Comme sa propre fille,
le brave homme l’aimait,
et, l’histoire assure,
à son tailleur un jour
lui fit prendre mesure
pour un habit de cour.
L’insecte, plein de joie
dès qu’il se vit paré
d’or, de velours, de soie,
et de crois décoré.
Fit venir de province
ses frères et ses sœurs
qui, par ordre du prince,
devinrent grands seigneurs.
Mais ce qui fut bien pire,
c’est que les gens de cour,
sans en oser rien dire,
se grattaient tout le jour.
Cruelle politique!
Ah! plaignons leur destin,
et, dès qu’une nous pique,
écrasons-la soudain!
Walter Braunfels (1882 - 1954): Phantastische Erscheinungen eines Themas von Berlioz op. 25 (1914-17). ORF Radio-Symphonieorchester Wien, dir. Dennis Russell Davies.
Es war einmal ein König,
Der hatt’ einen großen Floh,
Den liebt’ er gar nicht wenig,
Als wie seinen eig’nen Sohn.
Da rief er seinen Schneider,
Der Schneider kam heran;
« Da, miß dem Junker Kleider
Und miß ihm Hosen an! »
In Sammet und in Seide
War er nun angetan,
Hatte Bänder auf dem Kleide,
Hatt’ auch ein Kreuz daran,
Und war sogleich Minister,
Und hatt einen großen Stern.
Da wurden seine Geschwister
Bei Hof auch große Herrn.
Und Herrn und Frau’n am Hofe,
Die waren sehr geplagt,
Die Königin und die Zofe
Gestochen und genagt,
Und durften sie nicht knicken,
Und weg sie jucken nicht.
Wir knicken und ersticken
Doch gleich, wenn einer sticht.
(Wolfgang Goethe, Faust. Erster Teil )
C’era una volta un re
che aveva una grossa pulce
e l’amava non poco,
come se fosse suo figlio.
Così chiamò il sarto
e il sarto arrivò:
« Prendi le misure a questo signore
per gli abiti e per i pantaloni! »
Di velluto e di seta
fu dunque vestita,
aveva anche nastri
e aveva una croce su,
poi venne nominata ministro
e portava una grande stella.
Anche i suoi parenti a corte
diventarono gran signori.
E dame a cavalieri a corte
erano tormentati assai,
la regina e le cameriere
punte e morsicate,
ma non potevano schiacciarle
né cacciarle via.
Noi, chi ci punge e ci morde
lo schiacciamo e lo cacciamo subito!
Ludwig van Beethoven (1770 - 1827): Aus Goethes Faust («Es war einmal ein König»), Lied op. 75 n. 3 (1809). Dietrich Fischer-Dieskau, baritono; Gerald Moore, pianoforte.
Richard Wagner (1813 - 1883): Lieder des Mephistopheles I («Es war einmal ein König»), n. 4 delle Sieben Kompositionen zu Goethes „Faust“ WWV 15 (1831). Thomas Hampson, baritono; Geoffrey Parsons, pianoforte.
Ferruccio Busoni (1866 - 1924): Lied des Mephistopheles op. 9 no. 2, versione per baritono e pianoforte (1918). Dietrich Fischer-Dieskau, baritono; Jörg Demus, pianoforte.
Modest Petrovič Musorgskij (1839 - 1881): Canzone di Mefistofele nella cantina di Auerbach (Песня Мефистофеля в погребке Ауэрбаха, 1879); testo di Aleksandr Nikolaevič Strugoščikov, da Goethe. Sergej Lejferkus, baritono; Semën Skigin, pianoforte.
Жил был король когда-то,
При нём блоха жила,
Блоха… блоха!
Милей родного брата она ему была;
Блоха… ха, ха, ха! блоха?
Ха, ха, ха, ха, ха!… Блоха!
Зовёт король портного: ,,Послушай ты, чурбан!
Для друга дорогого
Сшей бархатный кафтан!“
Блохе кафтан? Ха, ха! Блохе?
Ха, ха, ха, ха, ха!
Кафтан? Ха, ха, ха!
Блохе кафтан?
Вот в золото и бархат
Блоха наряжена,
И полная свобода ей при дворе дана. Ха, ха!
Ха, ха! Блохе!
Король ей сан министра
И с ним звезду даёт,
За нею и другие пошли все блохи в ход.
Ха, ха!
И самой королеве,
И фрейлинам ея,
От блох не стало мочи,
Не стало и житья. Ха, ха!
И тронуть-то боятся,
Не то чтобы их бить.
А мы, кто стал кусаться,
Тотчас давай душить!
Di Gentian, attivo intorno alla metà del Cinquecento, non si sa pressoché nulla; con il suo nome ci sono pervenute una ventina di chansons, quasi tutte pubblicate da Attaingnant. Di Je suis Robert ho trovato in rete, fra le altre, queste due interpretazioni: a voce sola e liuto, eseguita da Valéry Sauvage; e a quattro voci, quelle del formidabile Ensemble «Clément Janequin».
Je suis Robert, le beau Robert,
Qui la brunette tant aimoit.
Ne scauroit on trouver un messagier en France
Qui se voulust aller au jardin de plaisance
Dire à Robert, Robert, le beau Robert,
Que la brunette se mouroit.
Je suis Robert…
Quand Robert eust oui la certaine nouvelle
Il a bridé Moreau et luy a mis la selle,
Picqua des é- des éperons jolis,
Pour la brunette secourir.
Je suis Robert…
Quand Robert fust entré au milieu de la ville
Il a oui chanter l’alouette jolie
Qui en son chant, son joli chant disoit
Que la brunette guérissoit.
Je suis Robert, le beau Robert,
Qui la brunette tant aimoit.
Costanzo Festa (c1485/90-1545): Quis dabit oculis nostris, elegia in morte di Anna di Bretagna, regina di Francia. Huelgas Ensemble, dir. Paul van Nevel.
Quis dabit oculis nostris fontem lachrymarum?
Et plorabimus die ac nocte coram Domino?
Britannia, quid ploras? Musica sileat.
Francia, cur deducta lugubri veste
maerore consumeris?
Heu nobis, Domine, defecit Anna,
gaudium cordis nostri.
Conversus est in luctum chorus noster.
Cecidit corona capitis nostri.
Ergo ululate pueri, plorate sacerdotes,
ululate senes, lugete cantores,
plangite nobiles et dicite:
Anna, Anna, requiescat in pace.
La regina Anna di Bretagna, consorte di Luigi XII di Francia, morì il 9 gennaio 1514; le cerimonie funebri durarono quaranta giorni.
Maurice Duruflé (11 gennaio 1902 - 1986): Requiem op. 9, versione con grande orchestra (1950). Anne Sofie von Otter, mezzosoprano; Thomas Hampson, baritono; Marie-Claire Alain, organo; coro Orféon Donostiarra; Orchestre du Capitole de Toulouse, dir. Michel Plasson.
I. Introït
Requiem aeternam dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.
Te decet hymnus Deus in Sion,
et tibi reddetur votum in Jerusalem.
Exaudi orationem meam,
ad te omnis caro veniet.
Requiem aeternam dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.
II. Kyrie [3:56]
Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.
III. Domine Jesu Christe [8:26]
Domine Jesu Christe, Rex gloriae,
libera animas omnium fidelium defunctorum
de poenis inferni, et de profundo lacu.
Libera eas de ore leonis,
ne absorbeat eas tartarus,
ne cadant in obscurum.
Sed signifer sanctus Michael
repraesentet eas in lucem sanctam,
quam olim Abrahae promisisti, et semini ejus.
Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus.
Tu suscipe pro animabus illis,
quarum hodie memoriam facimus;
fac eas, Domine, de morte transire ad vitam,
quam olim Abrahae promisisti, et semini ejus.
IV. Sanctus [17:14]
Sanctus Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt coeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis.
Benedictus qui venit in nomine domini.
Hosanna in excelsis.
V. Pie Jesu [21:23]
Pie Jesu Domine,
dona eis requiem sempiternam.
VI. Agnus Dei [25:27]
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi,
dona eis requiem sempiternam.
VII. Lux aeterna [29:55]
Lux aeterna luceat eis, Domine,
cum sanctis tuis in aeternum, quia pius es.
Requiem aeternam, dona eis Domine,
et lux perpetua luceat eis.
VIII. Libera me [34:08]
Libera me, Domine, de morte aeterna,
in die illa tremenda, quando coeli movendi sunt et terra,
dum veneris judicare saeculum per ignem.
Tremens factus sum ego, et timeo,
dum discussio venerit, atque ventura ira.
Dies illa, dies irae,
calamitatis et miseriae,
dies magna et amara valde.
Dum veneris judicare saeculum per ignem.
Requiem aeternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis.
IX. In Paradisum [40:25]
In Paradisum deducant te Angeli,
in tuo adventu suscipiant te martyres,
et perducant te in civitatem sanctam Jerusalem.
Chorus Angelorum te suscipiat,
et cum Lazaro quondam paupere
aeternam habeas requiem.
Bellissimo lavoro, in sostanza una rielaborazione polifonica moderna di canti gregoriani, tutti desunti dalla Missa pro defunctis. Il Requiem era stato originariamente (1941) commissionato a Duruflé dal governo collaborazionista di Vichy.
Reinhold Glier (o Glière; 11 gennaio 1875 - 1956): Concerto per soprano di coloratura e orchestra op. 82 (1943). Natalie Dessay, soprano; Berliner Sinfonie-Orchester, dir. Michael Schønwandt.
Heinrich Dorn (1804 - gennaio 1892): Das Mädchen an den Mond, Lied op. 51 n. 1 (c1850) su testo di Robert Prutz (1816 - 1872). Helene Lindqvist, soprano; Philipp Vogler, pianoforte.
Mond, hast du auch gesehen,
Wie mich mein Schatz geküßt?
Frei muß ich dir gestehen,
Daß mich das sehr verdrießt.
Auch weiß ich nicht, wie eben
Es gestern Abend kam,
Ob ich ihn ihm gegeben,
Ob er den Kuß sich nahm.
Du mußt’s nicht weiter sagen,
Ich bitte dich darum,
Wenn dich die Leute fragen,
O lieber Mond, sei stumm!
(Luna, hai visto anche tu come mi ha baciata il mio tesoro? Francamente devo confessare che la cosa mi infastidisce molto.
Inoltre non so bene come sia successo, ieri sera, se io abbia baciato lui o lui abbia baciato me.
Non devi dirlo, ti prego: se la gente te lo chiede, o cara Luna, taci!)
Francesco Antonio Vallotti (1697 - 10 gennaio 1780): Salve regina, antifona in si bemolle maggiore per soprano, archi e basso continuo. Giorgia Cinciripi, soprano; Ensemble Festa Rustica e Italico Splendore, dir. Giorgio Matteoli.
Reinhard Keiser (9 gennaio 1674 - 1739): antologia di brani dal Singspiel Die Verbindung des großen Herkules mit der schönen Hebe (1699) su libretto di Christian Heinrich Postel. Yeree Suh, soprano (nei nn. 6 e 7); Elbipolis Barockorchester Hamburg.
Ouverture
Menuet [2:55]
Entrée alternativement avec le Trio [3:40]
Aria alla battaglia [4:30]
Aria con oboe solo [6:02]
«Betrübter Geist», chaconne en rondeau [9:05]
«Ihr, die ihr euch an diesen Frülingskindern», recitativo [15:20]
Menuet der Gärtner [16:15]
Entrée alternativement – Entrée der himmlischen Geister [17:44]
Jacobus Vaet (c1529 - 8 gennaio 1567): Currite, felices, mottetto a 6 voci (1563). The Song Company, dir. Roland Peelman.
Currite, felices divorum
Cura quod oras jam modo
Ad Hispanas instituistis iter,
Austriacae Rudolphe domus nova gloria fratri
Quique Erneste tuo cedere turpe putas.
Auspiciis ad sunt modo nam felicibus astra,
Atque parant faciles fata benigna vitas.
Et precibus votisque deos sine fine fatigans,
Fortuna en vestros excubat ante pedes.
Quorum ut optatos mundo sol cerneret ortus,
Serus anhelantes aequore mersit aequos.
Illa etenim facies, animosi plena vigoris,
Divina et vestri corporis effigies,
Nil penitus mortale, tenent manifestaque nobis.
Herculei reddunt seminis inditia,
Ergo, age cresce potens certissima cura deorum,
Blanditiae magni deliciaeque patris.
Vosque ubi longa senes capient fastidia terrae,
Det Deus aethereas inhabitare domos.
Ecco un esempio di mottetto profano: fu composto in occasione della partenza dell’undicenne Rodolfo d’Asburgo (poi divenuto imperatore come Rodolfo II) e del fratello di questi, Ernesto, alla volta di Madrid, ove i due giovani sarebbero stati ospitati presso la corte dello zio, il re di Spagna Filippo II – il dato permette di stabilire con certezza l’anno della composizione.
Rodolfo d’Asburgo (il futuro imperatore Rodolfo II) nel 1568
Michael Tippett (2 gennaio 1905 - 8 gennaio 1998): Over the sea to Skye per coro a cappella (1956). BBC Singers, dir. Stephen Cleobury.
Rielaborazione di una delle più belle melodie scozzesi di ogni tempo, il brano di Tippett si dipana su parte del testo che sir Harold Boulton (1859-1935) adattò alla melodia tradizionale e pubblicò nel 1884 con il titolo The Skye Boat Song; i versi fanno riferimento a un episodio semileggendario della vita di Carlo Edoardo Stuart, risalente a poco più di due mesi dopo la battaglia di Culloden, cioè a fine giugno 1746, quando Bonnie Prince Charlie, accompagnato da Flora MacDonald e altri giacobiti, attraversò in barca il Mar delle Ebridi, da South Uist a Skye.
Speed, bonnie boat, like a bird on the wing,
Onward! the sailors cry;
Carry the lad that’s born to be King
Over the sea to Skye.
Loud the winds howl, loud the waves roar,
Thunderclouds rend the air;
Baffled, our foes stand by the shore,
Follow they will not dare.
Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…
Though the waves leap, soft shall ye sleep,
Ocean’s a royal bed.
Rocked in the deep, Flora will keep
Watch by your weary head.
Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…
Many’s the lad fought on that day,
Well the Claymore could wield,
When the night came, silently lay
Dead on Culloden’s field.
Speed, bonnie boat, like a bird on the wing…
Burned are their homes, exile and death
Scatter the loyal men;
Yet ere the sword cool in the sheath
Charlie will come again.
The Skye Boat Song viene frequentemente cantato sui versi dedicati al medesimo soggetto da Robert Louis Stevenson (n. 42 della raccolta Songs of Travel, 1892):
Sing me a song of a lad that is gone,
Say, could that lad be I?
Merry of soul he sailed on a day
Over the sea to Skye.
Mull was astern, Rùm on the port,
Eigg on the starboard bow;
Glory of youth glowed in his soul;
Where is that glory now?
Sing me a song of a lad that is gone…
Give me again all that was there,
Give me the sun that shone!
Give me the eyes, give me the soul,
Give me the lad that’s gone!
Sing me a song of a lad that is gone…
Billow and breeze, islands and seas,
Mountains of rain and sun,
All that was good, all that was fair,
All that was me is gone.
Sing me a song of a lad that is gone…
Con il testo di Stevenson leggermente modificato, in relazione alla storia narrata («a lad» diventa così «a lass»), The Skye Boat Song è parte fondamentale della colonna sonora di una recente serie televisiva di successo. L’elaborazione musicale è di Dominik Hauser, la voce di Kathryn Jones.
Fra le interpretazioni esclusivamente strumentali, la più nota è certo quella di sir James Galway accompagnato da The Chieftains.
Carlo Edoardo Stuart ritratto da Allan Ramsay (1745)
Jacobus de Kerle (c1531 - 7 gennaio 1591): Media vita in morte sumus, mottetto a 6 voci (pubblicato in Selectae quaedam cantiones sacrae, Norimberga 1571). Huelgas Ensemble, dir. Paul van Nevel.
Media vita in morte sumus
Quem quaerimus adjutorem nisi te, Domine?
Qui pro peccatis nostris juste irasceris.
Sancte Deus, Sancte fortis,
Sancte et misericors Salvator,
Amaræ morti ne tradas nos.
Gioachino Rossini (1792 - 1868): «Non più mesta accanto al fuoco», rondò dal II atto del melodramma giocoso La Cenerentola, ossia La bontà in trionfo (1817). Cecilia Bartoli, mezzosoprano; Orchestra La Scintilla, dir. Ada Pesch.
Non più mesta accanto al fuoco
Starò sola a gorgheggiar, no.
Ah fu un lampo, un sogno, un gioco
Il mio lungo palpitar.
Henri Herz (6 gennaio 1803 - 5 gennaio 1888): Variazioni su «Non più mesta». Earl Wild, pianoforte.
Antonio Lotti (5 gennaio 1667 - 5 gennaio 1740): Crucifixus a 8 voci. The Cambridge Singers.
Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato:
Passus, et sepultus est.
Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas.
Et ascendit in coelum: sedet ad dexteram Patris.
Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos;
Cujus regni non erit finis.
Paolo Lorenzani (5 gennaio 1640 - 1713): O quam suavis est, mottetto a 3 voci e basso continuo (1693). Le Vaisseau d’or, dir. Martin Robidoux.
O quam suavis est Domine spiritus tuus,
Qui ut dulcedinem tuam in filios demonstares,
Pane suavissimo de cælo præstito,
esurientes reples bonis,
Fastidiosos divites dimittens inanes.
Maria Rosa Coccia (4 gennaio 1759 - 1833): «Dille pur che il core amante», aria (rondeau d’Achille) dalla cantata Ifigenia (1779). Jone Martínez, soprano; Orquesta Barroca de la Universidad de Salamanca, dir. e oboe Alfredo Bernardini.
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 - 1594): Dies sanctificatus, responsorio a 4 voci (pubblicato in Motecta festorum totius anni liber primus, 1564, n. 1). Accademia filarmonica romana.
Dies sanctificatus illuxit nobis:
Venite gentes, et adorate Dominum.
Quia hodie descendit lux magna in terris.
Alleluia.
Haec dies quam fecit Dominus:
Exultemus, et laetemur in ea.
Bellissimo canone alla 5a inferiore (do – fa), non sfugge la sua linearità all’orecchio né all’occhio che segue la partitura: do – do-re-dolasib-la canta il soprano, fa – fa-sol-faremib-re risponde il contralto a distanza di una battuta, poi all’ottava-nona battuta il gioco è ripreso da tenore e basso, che però attaccano metà misura dopo.
E com’è bravo Palestrina a suscitare una sensazione di serena leggerezza proprio là dove il contrappunto è più intricato 🙂
Pierre Robert (c1620 - 28 dicembre 1699): Nisi Dominus, grand motet a 2 cori e orchestra (da Motets pour la Chapelle du Roy mis en musique par Monsieur l’Abbé Robert, 1684, n. 12) sul testo del Salmo CXXVII (126). Dagmar Šašková, dessus; Damien Guillon e Robert Getchell, hautes-contre; Jean-François Novelli, taille; Alain Buet, basse-taille; Arnaud Richard, basse; Les Pages & les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, ensemble Musica Florea (dir. Marek Štryncl), dir. Olivier Schneebeli.
Nisi Dominus aedificaverit domum, in vanum laboraverunt qui aedificant eam. Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam.
Vanum est vobis ante lucem surgere: surgite postquam sederitis, qui manducatis panem doloris. Cum dederit dilectis suis somnum,
ecce haereditas Domini, filii; merces, fructus ventris.
Sicut sagittae in manu potentis, ita filii excussorum.
Beatus vir qui implevit desiderium suum ex ipsis: non confundetur cum loquetur inimicis suis in porta.
Perotino (c1160 - c1230): Sederunt principes, organum quadruplum sul graduale della messa di Santo Stefano (composto forse nel 1199). The Early Music Consort of London, dir. David Munrow.
Fonti del testo sono il Salmo 118, vv. 23a e 86b, e il 108, v. 26:
118: 23a Sederunt principes, et adversum me loquebantur:
86b et iniqui persecuti sunt me.
108: 26a Adjuva me, Domine Deus meus:
26b salvum me fac propter misericordiam tuam.
Mi chiesi se l’Abate non avesse scelto di far cantare quel graduale proprio quella notte, quando ancora erano presenti alla funzione gli inviati dei principi, per ricordare come da secoli il nostro ordine fosse pronto a resistere alla persecuzione dei potenti, grazie al suo privilegiato rapporto col Signore, Dio degli eserciti. E invero l’inizio del canto diede una grande impressione di potenza.
Sulla prima sillaba se iniziò un coro lento e solenne di decine e decine di voci, il cui suono basso riempì le navate e aleggiò sopra le nostre teste, e tuttavia sembrava sorgere dal cuore della terra. Né s’interruppe, perché mentre altre voci incominciavano a tessere, su quella linea profonda e continua, una serie di vocalizzi e melismi, esso — tellurico — continuava a dominare e non cessò per il tempo intero che occorre a un recitante dalla voce cadenzata e lenta per ripetere dodici volte l’Ave Maria. E quasi sciolte da ogni timore, per la fiducia che quell’ostinata sillaba, allegoria della durata eterna, dava agli oranti, le altre voci (e massime quelle dei novizi) su quella base petrosa e solida innalzavano cuspidi, colonne, pinnacoli di neumi liquescenti e subpuntati. E mentre il mio cuore stordiva di dolcezza al vibrare di un climacus o di un porrectus, di un torculus o di un salicus, quelle voci parevano dirmi che l’anima (degli oranti e mia che li ascoltavo), non potendo reggere alla esuberanza del sentimento, attraverso di essi si lacerava per esprimere la gioia, il dolore, la lode, l’amore, con slancio di sonorità soavi. Intanto, l’ostinato accanirsi delle voci ctonie non demordeva, come se la presenza minacciosa dei nemici, dei potenti che perseguitavano il popolo del Signore, permanesse irrisolta. Sino a che quel nettunico tumultuare di una sola nota parve vinto, o almeno convinto e avvinto dal giubilo allelujatico di chi vi si opponeva, e si sciolse su di un maestoso e perfettissimo accordo e su un neuma resupino.
Pronunciato con fatica quasi ottusa il “sederunt”, s’innalzò nell’aria il “principes”, in una grande e serafica calma. Non mi domandai più chi fossero i potenti che parlavano contro di me (di noi), era scomparsa, dissolta l’ombra di quel fantasma sedente e incombente.
[…]
Ora il coro stava intonando festosamente lo “adjuva me”, di cui la a chiara lietamente si espandeva per la chiesa, e la stessa u non appariva cupa come quella di “sederunt”, ma piena di santa energia. I monaci e i novizi cantavano, come vuole la regola del canto, col corpo diritto, la gola libera, la testa che guarda in alto, il libro quasi all’altezza delle spalle in modo che vi si possa leggere senza che, abbassando il capo, l’aria esca con minore energia dal petto. Ma l’ora era ancora notturna e, malgrado squillassero le trombe della giubilazione, la caligine del sonno insidiava molti dei cantori i quali, persi magari nell’emissione di una lunga nota, fiduciosi nell’onda stessa del cantico, a volte reclinavano il capo, tentati dalla sonnolenza. Allora i veglianti, anche in quel frangente, ne esploravano i volti col lume, a uno a uno, per ricondurli appunto alla veglia, del corpo e dell’anima.
(Umberto Eco, Il nome della rosa:
Sesta giornata, Mattutino;
Bompiani, Milano 1980)
Perotino (c1160 - c1230): Viderunt omnes, organum quadruplum sul graduale della 3ª messa di Natale (composto forse nel 1198). The Early Music Consort of London, dir. David Munrow.
Fonte del testo è il Salmo 97, vv. 3b, 4a e 2:
3b Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
4a Jubilate Deo, omnis terra.
2a Notum fecit Dominus salutare suum;
2b ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.