A Musicall Banquet – XV. Passava Amor

Anonimo (sec. XVI-XVII): Passava Amor, su arco desarmado, romance su testo di Jorge de Montemayor (da Los siete libros de la Diana, 1559). Olga Pitarch, soprano; ensemble Faenza, dir. Marco Horvat.

Passava Amor, su arco desarmado,
los ojos baxos, blando y muy modesto:
dexávame ya atrás muy descuydado.

¡Quán poco espacio pude gozar esto!
Fortuna, de embidiosa, dixo luego:
– ¡Teneos, Amor! ¿Por qué vais [passáis] tan presto?

Bolvió de presto a mí el niño ciego,
muy enojado en verse reprehendido,
que no hay reprehensión do está su fuego.

Ay, prados, bosques, selvas que criastes
tan libre coraçón como era el mío:
¿Por qué tan grave mal no le estorvastes?

Passava Amor è il primo dei tre romances su testo spagnolo inclusi da Robert Dowland nella raccolta A Musicall Banquet (Londra 1610, n. XIV)

Quartetto concertante

Alessandro Rolla (1757 - 15 settembre 1841): Gran Quartetto concertante in fa minore per archi op. 2 n. 2 (c1820). Ruggero Marchesi e Roberto Ilacqua, violini; Stefano Marcocchi, viola; Jorge Daniel Rossi, violoncello.

  1. Allegro
  2. Minuetto: Allegro [8:45]
  3. Adagio ma non troppo [13:09]
  4. Allegro agitato [16:31]

Quintetto con flauto e arpa

Jean Cras (1879 - 14 settembre 1932): Quintetto per arpa, flauto, violino, viola e violoncello (1928). Catherine Michel arpa; Thomas Prévost, flauto; Marie-Christine Millière, violino; Jean-François Benatar, viola; Philippe Bary, violoncello.

  1. Assez animé
  2. Animé [5:37]
  3. Assez lent, sans traîner [12:24]
  4. Très animé [18:37]

Belle cose bellicose

 
Clément Janequin (c1485 - 1558): la Guerre (la Bataille de Marignan), chanson a 4 voci (1555). Ensemble «Clément Janequin».

La partitura è interessantissima: leggendola e insieme ascoltando il brano, sono tutte da gustare le numerose onomatopee. Ecco il testo, per chi non sa (o non vuole) leggere la musica:

1ère partie :

Escoutez, tous gentilz Galloys,
La victoire du noble roy Françoys.
Et orrez, si bien escoutez,
Des coups ruez de tous costez.
Phiffres, soufflez,
Frappez, tambours, toujours!
Aventuriers, bons compagnons,
Ensemble croisez vos bastons.
Bendez soudain, gentils Gascons.
Nobles, sautez dans les arçons,
La lance au poing hardiz et prompts,
Comme lyons!
Haquebutiers, faites vos sons!
Armes bouclez, frisques mignons.
Donnez dedans! Frappez dedans!
Alarme, alarme.
Soyez hardiz, en joye mis.
Chacun s’assaisonne,
La fleur de lys,
Fleur de haut pris,
Y est en personne.
Suivez Françoys,
Le roy Françoys,
Suivez la couronne!
Sonnez trompettes et clarons,
Pour resjouyr les compagnons.

2ème partie :

Fan fre le le,
Fan fan feyne,
Fa ri ra ri ra,
A l’étendard,
Tous avant,
Boutez selle,
gens d’armes à cheval,
Frere le le fan fan.
Bruyez, tonnez,
Bombardes et canons,
Tonnez gros couteaux et faulcons,
Pour secourir les compagnons.
Von pa ti pa toc,
Ta ri ra ri ra ri ra reyne,
Pon, pon, pon, pon,
Courage, courage,
Donnez des horions.
Chipe, chope, torche, lorgne,
Pa ti pa toc,
Tric, trac zin zin,
Tue! à mort; serre,
Courage prenez,
Frappez, tuez.
Gentils galants, soyez vaillants,
Frappez dessus, ruez dessus,
Fers émolus, chiques dessus,
Alarme, alarme!
Ils sont confus, ils sont perdus,
Ils montrent les talons.
Escampe toute frelore,
La tintelore,
Ils sont défait.
Victoire au noble roy Françoys,
Escampe toute frelore bigot.


 
Andrea Gabrieli (c1533 - 1585): Aria della battaglia per sonar d’istrumenti da fiato (pubbl. 1590), trascrizione della chanson di Janequin. Symposium musicum, dir. Miloslav Klement.

La battaglia di Marignano, passata alla storia come «battaglia dei giganti», ebbe luogo fra il 13 e il 14 settembre 1515.

Urs Graf

A Musicall Banquet – XIV. Vous que le bonheur rappelle

Pierre Guédron (c1565 - c1621): Vous que le bonheur rappelle, air de cour (pubblicato a cura di Robert Dowland in A Musicall Banquet, Londra 1610, n. XIII). The Consort of Musicke, dir. Anthony Rooley.

Vous que le bonheur rappelle
à un servage ancien,
mourez aux pieds de la belle
qui vous daigne faire sien.

Glorieuse en votre perte,
honorez votre vainqueur,
qui vous a la porte ouverte
de la prison de son coeur.

Heureux venez vous donc rendre
à celle qui vous a pris;
c’est honneur de se voir prendre
à qui tient tout à mépris.

L’honneur d’un brave adversaire
honore votre trépas,
heureux qu’en mourant peut faire
que son nom ne meure pas.

Viola, organo e orchestra

 
Michael Haydn (14 settembre 1737 - 1806): Concerto in do maggiore per viola, organo e orchestra MH 41, P. 55 (1760-61). Tabea Zimmermann, viola; Stefan Johannes Bleicher, organo; Tübinger Kammerorchester, dir. Alexander Sumski.

  1. Allegro moderato
  2. Adagio sostenuto [9:54]
  3. Prestissimo [18:06]

La Gualterina e la Cornera

 

Girolamo Frescobaldi (13 settembre 1583 - 1643): Canzona nona detta la Gualterina a due canti (dal Primo libro delle canzoni, 1628).
A 3:10: Biagio Marini (1587 - 1663): La Cornera, sinfonia a 2 (dagli Affetti musicali, 1617). Ensemble Reversio.
 

Per alcuni anni la Gualterina servì quale “sigla” per l’inizio delle trasmissioni in radiostereofonia del V canale della Filodiffusione Rai.

A Musicall Banquet – XIII. Ce penser

Pierre Guédron (c1565 - c1621): Si le parler et le silence, air de cour (pubblicato in Airs de différents auteurs mis en tablature de luth par Gabriel Bataille, Parigi 1608; poi a cura di Robert Dowland in A Musicall Banquet, Londra 1610, n. XII). Nigel Rogers, tenore; Anthony Bailes, liuto.

Ce penser qui sans fin tirannise ma vie
se montre tellement contre moi conjuré,
que tant plus jé m’efforce à dompter son ennuie
at tant moins à mon bien je le vois préparé.

J’ai quitté la beauté dont il a pris naissance,
espérant par l’oublie ses charmes décevoir
mais je trouve à la fin que la venue et l’absence
sont tous deux différents, et d’un même pouvoir.

J’ay maintefois juré du change faire espreuve
Pour faire qu’un dessein fust par l’autre deffait,
Mais à toutes les fois, aussi tost je me treuve
Infidelle en parole, & fidelle en effect.

J’ay des plus fiers dedains la puissance empruntée
Pour repousser le trait dont j’ay le coeur attaint,
Mais plus je recognois par par leur force domptée
Ma douleur veritable & mon remede feint.

Ainsi donc combatant le mal qui me possede
Sans voir par ces moyens ses tempestes calmer,
Je me vay consommant dans mon propre remede
Comme un Vaisseau qui brusle au milieu de la Mer.

Voilà comme en vivant en toute servitude
Je nourris un penser dont l’impiteux effort,
Se montre en mon endroit si plain d’ingratitude
Qu’en luy donnant la vie il me donne la mort.

Con grazia

Clara Schumann (13 settembre 1819 - 1896): Concerto in la minore per pianoforte e orchestra op. 7 (1833-35). Francesco Nicolosi, pianoforte; Alma Mahler Sinfonietta, dir. Stefania Rinaldi.

  1. Allegro maestoso – attacca:
  2. Romanze: Andante non troppo, con grazia [7:08] – attacca:
  3. Finale: Allegro non troppo – Allegro molto [12:00]

Une symphonie imaginaire

 
Con il titolo Une symphonie imaginaire Marc Minkowski e Les Musiciens du Louvre realizzarono alcuni anni fa un cd contenente una suite di brani strumentali tratti da varie composizioni di Jean-Philippe Rameau (1683 - 12 settembre 1764). Questi i titoli:

  1. Zaïs : Ouverture
  2. Castor et Pollux : «Tristes apprêts, pâles flambeaux», scène funèbre (atto II)
  3. Les Fêtes d’Hébé, ou Les talents lyriques : Air tendre
  4. Dardanus : Tambourins I-II (prologo)
  5. Le Temple de la gloire : Air tendre pour les Muses
  6. Abaris, ou Les Boréades : Contredanse en rondeau (atto I, scena 4a)
  7. La Naissance d’Osiris : Air gracieux
  8. Abaris : Gavottes I-II (atto IV, scena 4a)
  9. Platée, ou Junon jalouse : Orage (atto I, scena 6a)
  10. Abaris : Preludio all’atto V
  11. La Poule (ultimo dei 6 Concerts transcrits en sextuor)
  12. Les Fêtes d’Hébé : Musette tendre en rondeau – Tambourin en rondeau
  13. Hippolyte et Aricie : Ritournelle (atto III)
  14. Naïs : Rigaudons (prologo)
  15. Les Indes galantes : Danse (rondeau) des sauvages (atto IX)
  16. Abaris : Entrée de Polymnie (atto IV, scena 4a)
  17. Les Indes galantes : Chaconne (atto IX)

A Musicall Banquet – XII. Si le parler

Pierre Guédron (c1565 - c1621): Si le parler et le silence, air de cour. Catherine King, soprano; Jacob Heringman, liuto.

Si le parler et le silence
nuit à notre heur également,
parlons donc, ma chère espérance,
du coeur et des yeux seulement;
    Amour ce petit dieu volage
    nous apprend ce muet langage.

Que le regard vole et revole,
messager des nos passions,
et serve au lieu de la parole
pour dire nos intentions.
    Amour ce petit dieu volage
    nous apprend ce muet langage.

Mais si quelque âme est offencée
de nous voir discourir des yeux,
nous parlérons de la pensée,
comme les anges dans les cieux.
    Amour ce petit dieu volage
    nous apprend ce muet langage.

Ainsi par un doux artifice
nous trompérons les courtisans,
et nous rirons de la malice
de mille fâcheux médisans,
    qui n’en sauront pas d’avantage
    ignorant, ce muet langage.

Si le parler è il primo dei tre airs de cour di Pierre Guédron inclusi da Robert Dowland nella raccolta A Musicall Banquet (Londra 1610, n. XI).
Air de cour è in sostanza il nome dato alla chanson francese d’autore nel periodo compreso tra la fine del Cinquecento e il quarto decennio del secolo successivo (corrisponde dunque grosso modo all’età aurea dell’ayre inglese). Fra i principali esponenti di questo genere, oltre a Guédron spiccano Antoine Boësset e Étienne Moulinié: nomi che ricorreranno con una certa frequenza in questo blog.

A Musicall Banquet: XI. In darkness let me dwell

 
John Dowland (1563 - 1626): In darkness let me dwell, ayre. Ellen Hargis, soprano; Jacob Heringman, liuto; Mary Springfels, viol.

In darkness let me dwell; the ground shall sorrow be,
The roof despair, to bar all cheerful light from me;
The walls of marble black, that moist’ned still shall weep;
My music, hellish jarring sounds, to banish friendly sleep.
Thus, wedded to my woes, and bedded in my tomb,
O let me living die, till death doth come, till death doth come.

Capolavoro di Dowland, il brano fu pubblicato dal figlio del compositore, Robert (1591 - 1641), nell’antologia A Musicall Banquet (Londra 1610, n. X).
In darkness let me dwell è l’ultima delle composizioni vocali su testo inglese della raccolta: fanno seguito tre airs de cour francesi (tutti e tre di Pierre Guédron, il cui nome non è tuttavia menzionato nella pubblicazione), due romances spagnoli e cinque arie su testo italiano.

Cari giorni

 
Giuseppe Persiani (11 settembre 1799 - 1869): «Cari giorni», dal II atto della tragedia lirica Inés de Castro (1835), libretto di Salvatore Cammarano. Cecilia Bartoli, mezzosoprano; orchestra La Scintilla, dir. Adam Fischer.

Cari giorni a me sereni
d’innocenza e di virtù,
foste brevi, siete spenti,
né a brillar tornate più.
Nel dolor è scorsa intera
la prim’ora dell’età,
mia giornata innanzi sera
nel dolor tramonterà.

’Tis women makes us mad

Alcuni catches (canoni) a 3 e a 4 voci di Henry Purcell (10 settembre 1659 - 1695) interpretati da Alfred Deller con il suo Consort.
 

Come, let us drink,
’Tis in vain to think
Like fools on grief or sadness:
Let our money fly,
And our sorrows dye,
All worldly care is madness.

But wine and good cheer
Will in spight of our fear
Inspire our hearts with mirth, boys;
The time we live
To wine let us give,
Since all must turn to Earth, boys.

Hand about the bowl
The delight of my soul,
And to my hand commend it;
A fig for chink
’Twas made to buy drink,
And before we go hence we’ll spend it.


Prithee hen’t so sad and serious,
Nothing’s got by grief or cares;
Melancholy’s too imperious,
When it comes, still domineers.

But if bus’ness, love or sorrow
That possesses thus thy mind,
Bid ’em come again tomorrow,
We are now to mirth inclin’d.

Let the glass run its round
And each good fellow keep his ground,
And if there be any flincher found
We’ll have his soul new coin’d.


I gave her cakes and I gave her ale,
I gave her sack and sherry;
I kiss’d her once and I kiss’d her twice,
And we were wondrous merry.

I gave her beads and bracelets fine,
I gave her dold down-derry;
I thought she was a-fear’d till she strok’d my beard,
And we were wondrous merry.

Merry my heart, merry my cocks,
Merry my sprites, hey down-derry;
I kiss’d her once and I kiss’d her twice,
And we were wondrous merry.


’Tis women makes us love,
’Tis love that makes us sad,
’Tis sadness makes us drink,
And drinking makes us mad.

Segnalo che anche Enzo Martinelli ha voluto ricordare Henry Purcell nel suo genetliaco 🙂

A Musicall Banquet: X. Lady if you so spight me

John Dowland (1563 - 1626): Lady if you so spight me, ayre. Martyn Hill, tenore; Anthony Rooley, liuto; Trevor Jones, viol.

Lady if you so spight me,
Wherfore do you so oft kisse and delight mee?
Sure that my hart opprest and overcloyed,
May breake thus overjoyde,
If you seeke to spill mee,
Come kisse me sweet and kill mee,
So shal your hart be eased,
And I shall rest content and dye well pleased.

Il brano fu pubblicato dal figlio del compositore, Robert (1591 - 1641), nella raccolta A Musicall Banquet (Londra 1610, n. IX).

Sonata vudù

 
Lazar (Larry) Sitsky (10 settembre 1934): Sonata per pianoforte n. 1, Retirer d’en bas de l’eau (2009). Edward Neeman, pianoforte.

  1. The Waters of the Abyss
  2. Invocations of the Invisibles [8:26]
  3. Loa of the Crossroads [14:39]
  4. Danse de rejouissance [19:22]

Il retirer d’en bas de l’eau è uno dei principali riti vudù, il richiamo dell’anima di un defunto, un anno e un giorno dopo la morte, dalle acque dell’abisso, il mondo degli Invisibles.

Larry Sitsky