Hem!

Henry Purcell (1659 - 1695): Young Collin, cleaving of a beam, catch a 3 voci Z 291. The City Waites.

Young Collin, cleaving of a beam,
At ev’ry thumping blow cry’d «Hem!»
And told his wife, who the cause would know,
That hem made the wedge much further go.
Plump Joan, when at night to bed they came,
And both were playing at that same,
Cry’d: «Hem, prithee Collin do,
If ever thou lov’st me, dear, hem now.»
He laughing answer’d: «No, no, no,
Some work will split with half a blow;
Besides now I bore:
I hem when I cleave, but now I bore.»

Libera traduzione: c’è un giovane, Collin, impegnato a spaccare un grosso ceppo di legno; a ogni colpo che dà con la mazza esclama hem! A Joan, la mogliettina cicciottella (plump) che gli chiede perché quell’hem!, risponde che hem! serve a far andare il cuneo molto più a fondo.
La notte dopo, a letto, mentre fanno un gioco assai simile, Joan grida: «Oh, Collin, tipregotipregotiprego, se mi ami fa’ hem! adesso.»
Collin ridendo risponde: «Nononò, per certi lavori basta un colpetto: faccio hem! quando devo darci dentro davvero, ma adesso è routine.»
C’è un gioco di parole intraducibile con cleave e bore : entrambi i verbi significano, fra l’altro, “penetrare”, ma cleave vale anche “spaccare”, mentre bore sta per “annoiarsi”.

Esposa hermosa

Francisco Ortega (sec. XVI): Pues que me tienes, Miguel, por esposa (dal Cancionero de Medinaceli, c1569, n. 55). Hespèrion XX, dir. Jordi Savall.

Pues que me tienes, Miguel, por esposa,
mirame, Miguel, cómo soy hermosa.

Tan aventajada cuan bella y graciosa
mirame, Miguel, cómo soy hermosa.

¡Mira que estremada me hizó natura!
¡Cuánta hermosura en mí está encerrada!

Dark Waters

Ingram Marshall (10 maggio 1942 - 31 maggio 2022): Dark Waters per corno inglese e nastro magnetico (1996). Libby Van Cleve (dedicataria della composizione), corno inglese.

« The English horn is amplified and processed through several digital delay devices and mixed live with the tape part. The tape part was created using raw material garnered from sampling fragments of an old 78 rpm recording from the twenties of The Swan of Tuonela by Sibelius. The “low fi” sound and even the surface noise of the old acetate record, clearly heard at the very beginning of the piece, are essential to the dark qualities I tried to produce in this music » (Ingram Marshall).

Veni, quia amore langueo

Alessandro Grandi (1586 - 1630): O quam tu pulchra es, mottetto a 1 voce e basso continuo (pubblicato in Ghirlanda sacra, scielta da diversi eccellentissimi compositori de varii motetti a voce sola, 1625, n. 7). Julie Hassler, soprano; Le Concert Brisé, dir. William Dongois.

O quam tu pulchra es,
Amica mea, columba mea,
Formosa mea
Oculi tui columbarum
Capilli tui sicut greges caprarum
Et dentes tui sicut greges tonsarum.
Veni de Libano, veni coronaberis.
Surge propera, surge sponsa mea,
Surge dilecta mea, immaculata mea,
Surge, veni, quia amore langueo.

Avez bon mary?

Pierre Passereau (ante 1509 - post 1547): Il est bel et bon, chanson a 4 voci (pubblicata nella raccolta Vingt et huyt chansons musicalles a quattre parties, Attaingnant, Parigi, 1534). Ensemble «Clément Janequin».

Il est bel et bon, commère, mon mari.
Il estoit deux femmes toutes d’ung pays
Disanst l’une à l’aultre: «Avez bon mary?»
Il ne me courrousse, ne me bat aussy.
Il faict le mesnaige,
Il donne aux poulailles,
Et je prens mes plaisirs.
Commère, c’est pour rire
Quand les poulailles crient:
Petite coquette, co co co co dae, qu’est ce-cy?

In un’antologia della chanson del Cinquecento non può mancare questo capolavoro di Passereau: il gioco a incastro delle imitazioni e le onomatopee con il chiocciare delle poulailles fanno di questo brano di meno di un minuto e mezzo il perfetto compendio dell’arte musicale d’Oltralpe nel XVI secolo. D’altra parte, Il est bel et bon conobbe un grande successo anche al di fuori della Francia: il commediografo e attore veneziano Andrea Calmo (c1511 - 1571) testimonia di averla udita cantare nelle calli della sua città.

Non parlatemi più d’amore

Pierre Guédron (c1566 - c1620): Qu’on ne me parle plus d’amour, air de ballet (air de cour) tratto dal Ballet des inconstants (1608). Le Poème Harmonique, dir. Vincent Dumestre.

Qu’on ne me parle plus d’amour,
L’inconstance règne à la Cour,
Ô Dieux punissez ces âmes volages,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

Ces amants pour nous décevoir
Jurent Amour et son pouvoir:
Ô Dieux punissez ces âmes parjures,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

Ils n’ont de la fidélité
Sinon pour la déloyauté:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux que n’ont-ils leurs cœurs dans les yeux.

Ils feignent plus de passion
Lorsqu’ils ont moins d’affection:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

La foi de ces esprits moqueurs
Fuit par leurs bouches de leurs cœurs:
Ô Dieux punissez ces cœurs infidèles,
Ô Dieux punissez ces légers amoureux.

gallica

Quam pulchra es

Erhard Bodenschatz (1576 - 1636): Quam pulchra es, amica mea, mottetto a 5 voci (1603; poi pubblicato nel Florilegium Portense, vol. I, 1618). Vocal Concert Dresden e Cappella Sagittariana Dresden, dir. Peter Kopp.

Quam pulchra es, amica mea,
formosa mea;
macula non est in te;
favus distilllans labia tua,
soror, mea sponsa,
et facies tua decora.

Bodenschatz, Quam pulchra es

Sette pianeti

Gustav Holst (1874 - 25 maggio 1934): The Planets, suite per orchestra (1914-16). Royal Liverpool Philharmonic Orchestra & Chorus, dir. sir Charles Mackerras.

  1. Mars, the Bringer of War
  2. Venus, the Bringer of Peace
  3. Mercury, the Winged Messenger
  4. Jupiter, the Bringer of Jollity
  5. Saturn, the Bringer of Old Age
  6. Uranus, the Magician
  7. Neptune, the Mystic

Non è astronomia, è astrologia più mitologia 😉
Quale dei sette pianeti di Holst è il vostro preferito?

GH

Sinfonia commemorativa

Mikuláš Schneider-Trnavský (24 maggio 1881 - 28 maggio 1958): Sinfonia n. 1 in mi minore, Spomienková (1956). Symfonický orchester Slovenského rozhlasu v Bratislave (Orchestra sinfonica della Radio slovacca a Bratislava), dir. Ondrej Lenárd.

  1. Allegro moderato
  2. Andante sostenuto quasi adagio [11:23]
  3. Scherzo: Allegro giusto [19:40]
  4. Andante sostenuto – Allegro [23:36]

MST

Notturno – XIII

Franz Schubert (1797 - 1828): Adagio in mi bemolle maggiore per violino, violoncello e pianoforte op. 148, D 897 (c1828). Augustin Dumay, violino; Frédéric Lodéon, violoncello; Jean-Philippe Collard, pianoforte.
Pubblicato per la prima volta nel 1846 dall’editore viennese Diabelli con il titolo apocrifo di Notturno, probabilmente era stato concepito quale movimento intermedio di una composizione di più ampio respiro — forse il Trio in si bemolle maggiore op. 99, D 898.

Ho visto il lupo

Anonimo: J’ai vu le loup, le renard, le lièvre, chanson tradizionale francese (versione borgognona). Le Poème Harmonique, dir. Vincent Dumestre.
Le origini di questa chanson, una parodia del Dies irae, risalgono probabilmente al Quattrocento.

C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.

C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.

C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.

C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.

C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.


Una notte di cinque anni fa, mentre salivamo il sentiero che passa vicino a casa per l’ultima passeggiata prima di andare a nanna, Puck e io vedemmo il lupo. Era un grosso lupo nero che viveva da solo nei boschi là intorno; l’avevamo già incontrato in altre occasioni negli anni precedenti, ma mai eravamo stati così vicini. Poco prima della sua comparsa Puck si era irrigidito fiutando l’aria e fissando un punto dove il sentiero passa fra vecchie case disabitate: da lì pochi istanti dopo arrivò di gran carriera il lupo. Puck fu molto coraggioso: prima che io potessi fare un gesto qualsiasi l’aveva già messo in fuga. Per fortuna, nessuno si è fatto male.


2019.15