Sinfonia copernicana

Henryk Górecki (6 dicembre 1933 - 2010): Seconda Sinfonia per soprano, baritono, coro e orchestra op. 31, Symfonia Kopernikowska (1972). Zofia Kilanowicz, soprano; Andrzej Dobber, baritono; Coro della Radio polacca e Coro sinfonico della Slesia; Orchestra sinfonica nazionale della Radio polacca a Katowice, dir. Antoni Wit.
Artcolata in due movimenti (il II ha inizio a 16:36), la Seconda Sinfonia di Górecki fu com­missionata dalla Kościuszko Foundation di New York per celebrare, nel 1973, il cinquecentesimo anniversario della nascita di Niccolò Copernico. Il testo è tratto dai Salmi 145, 6 e 135.

Inni sinfonici

Karl Amadeus Hartmann (1905 - 5 dicembre 1963): Symphonische Hymnen (1943). Sinfonieorchester des Bayerisches Rundfunk, dir. Rafael Kubelík.

  1. Fantasie: Introduktion, Thema und Variationen
  2. Adagio [10:32]
  3. Toccata [20:14]

1964

Sotto il regime nazista, Hartmann si ritirò dalla vita musicale tedesca e non permise che le sue opere fossero eseguite in Germania.

Scene d’Oriente

Ernest Reyer (1° dicembre 1823 – 1909): Le Sélam, «scènes d’Orient», sinfonia descrittiva in 5 quadri per soprano, tenore, baritono, coro e orchestra (1850) su testo di Théophile Gautier. Gertrud Ottenthal, soprano; Bruno Lazzaretti, tenore; Roberto Servile, bari­tono; Coro della Cattedrale di Santa Edvige in Berlino, Rundfunk-Sinfonie­orchester Berlin, dir. Guido Maria Guida.

1er Tableau: Le Goum
2me Tableau: I. Razzia – II. Pastorale [9:13]
3me Tableau: Conjuration des Djinns [23:09]
4me Tableau: Chant du soir [32:27]
5me Tableau: La Dhossa [38:15]


Premier Tableau
Le Goum, sérénade

SOLO:
Fathma, tout dort;
Du treillis d’or,
Oh! penche-toi
Vers moi.
À ton œil noir,
Mon seul miroir,
Je veux me voir!
Mais quel est donc ce bruit,
Bruit d’alarmes?
Dans l’ombre un éclair luit
Sur des armes.
Ah! par Allah!
Pour mon cœur ce fracas
A des charmes:
C’est le chant des soldats
Volant aux combats!

CHOEUR:
Il est temps. C’est la mort,
Nuit d’alarmes.
Hâte-toi, l’heure finit:
Prends tes armes.
Ah! par Allah!
Pour un Cheik les combats
Ont des charmes.
Avec toi les soldats
Bravent le trépas.

SOLO:
Mon cœur charmé,
D’amour pâmé,
Voit dans tes yeux
Les cieux.
Et les houris
N’ont plus de prix
Quand tu souris!
Mon cheval a dressé
Sa crinière,
Car le vent a froissé
Ma bannière.
Ah! par Allah!
Mon âme est dans tes bras
Prisonnière.
Je ne puis sur leurs pas
Voler aux combats.

CHOEUR:
Ton cheval a dressé
Sa crinière,
Car le vent a froissé
Ta bannière:
Ah! par Allah!
Que ton âme, en ses bras
Prisonnière,
Se réveille au fracas
Du chant des combats.

SOLO:
Nos jours sont finis,
Restons unis
Au bleu séjour
D’amour.
L’éternité
De volupté,
C’est ta beauté,
Fathma!

Deuxième Tableau
I. Razzia

LES GUERRIERS:
À travers l’ombre
Marchons en nombre,
Et surprenons par un détour
Nos ennemis avant le jour.
Ils ont des bœufs, ils ont de l’or:
Dérobons leur trésor.

LES PASTEURS:
Le vent du soir fait palpiter nos tentes.
Les yeux fixés aux voûtes scintillantes,
Doucement nous rêvons
En chantant nos chansons.

LES GUERRIERS:
Yataghans,
Burnous, turbans,
Or et bijoux
Seront à nous.

LES PASTEURS:
Dans le désert, oh! que la vie est belle!
Le ciel nous donne une fête éternelle,
Des moissons, des troupeaux,
Le bonheur, le repos.

LES GUERRIERS:
À mort! à mort!
Il faut plier devant le fort,
Soumettez-vous à votre sort!

LES PASTEURS:
Pitié pour la femme et l’enfant!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Le saint Prophète les défend!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Prenez nos blés et nos troupeaux!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Le lin filé par nos fuseaux!

LES GUERRIERS:
Non!

LES PASTEURS:
Nos burnous, nos fusils, nos chevaux!

LES GUERRIERS:
Non!
Qu’on se soumette!

LES PASTEURS:
Épargnez-nous!

LES GUERRIERS:
Par le Prophète !

LES PASTEURS:
À vos genoux…

LES GUERRIERS:
Courbez la tête!

LES PASTEURS:
Nous tremblons tous!

LES GUERRIERS:
Ou donnez-nous…

LES PASTEURS:
Que voulez-vous?

LES GUERRIERS:
Mille boudjoux.

LES PASTEURS:
Mille boudjoux!

LES GUERRIERS:
Mille boudjoux.

LES PASTEURS:
Ils sont à vous!

II. Pastorale

Ils sont partis!
Sortez de vos abris,
Chevreaux, moutons, brebis,
Hier cachés:
Sortez du creux des noirs rochers,

Grands bœufs couchés!
Mon troupeau se rallie au doux son de ma flûte;
Vers moi vient, en bêlant,
La brebis que suit l’agneau blanc;
Le bélier a penché son front prêt à la lutte,
Les taureaux aux flancs roux
Se sont mis sur l’herbe à genoux.
Par ce beau soir que vivre est doux !

Ils ont fui! l’oasis a repris son silence,
Et l’on voit le ramier
Revenir sans peur au palmier,
Dans les fleurs, en riant, la Péri se balance,
Et la vierge à l’œil noir,
Au ruisseau descend pour se voir.
Le jour s’enfuit!
L’amour descend avec la nuit.

Rentrez dans vos abris,
Chevreaux, moutons, brebis!
Le jour s’enfuit…
L’amour descend avec la nuit.

Troisième Tableau
Conjuration des Djinns

CHOEUR DE SORCIÈRES:
Il est minuit.
Faisons grand bruit
Avec la danse, avec le chant

Et le tambour
Jusques au jour,
Pour effrayer le Djinn méchant.
Chassons dans l’enfer, sa prison,
Le noir esprit de la maison.

UNE SORCIÈRE:
Esprits impurs,
Quittez ces murs
Aux coins obscurs:
Le feu qui luit
Dans votre nuit
Plonge et vous suit.

CHOEUR DE SORCIÈRES:
You, you, you, you.

UNE SORCIÈRE:
Fuyez d’ici, spectres funèbres,
Goules, afrites, djinns, esprits,
Qui déployez dans les ténèbres
Vos ailes de chauve-souris!
Le tarbouka plus fort bourdonne,
Le feu sacré brille plus clair.
Disparaissez, je vous l’ordonne,
Fils de la tombe ou de l’Enfer!

CHOEUR DE SORCIÈRES:
Grâce à nos cris,
Démons, esprits,
Prennent la fuite, et l’on entend
Le bruit que font
Sur le plafond
Leurs noirs essaims en se heurtant.
De son vol lourd fouettant la nuit,
En glapissant leur troupe fuit.

Quatrième Tableau
Chant du soir

Sur les palmiers, les colombes fidèles
Vont se poser et gémir leur chanson;
Les minarets et leurs blanches tourelles
Chantent là-bas à travers l’horizon.
Et le muezzin, dans le ciel bleu,
Jette son cri: Dieu seul est Dieu!
Par Mahomet! Dieu seul est Dieu!

LE MUEZZIN:
Salam-aleik, aleikoum el-salam. La Allah il Allah,
ou-Mohamed naçoul Allah.

C’est l’heure solennelle
Du soir,
L’heure où ma belle,
Sans voile, laisse voir
Son grand œil de gazelle
Si noir.
Cest l’heure où chaque soir
Je vais à côté d’elle
M’asseoir.
Les noirs cyprès sur les tombes gémissent,
Et le soleil s’est éteint dans la nuit;
Dans un baiser que nos âmes s’unissent,
Et profitons de ce jour qui s’enfuit…
Et le muezzin dans le ciel bleu
Jette son cri: Dieu seul est Dieu!

Cinquième Tableau
La Dhossa

LE MUEZZIN:
Ô toi qui fis le ciel et l’onde,
Allah ! sois bon pour le croyant.
Allah ou-Akhbar.

CHOEUR DES PÈLERINS:
Allah! Allah!
Du saint tombeau, centre du monde,
Partis d’Alep, de Trébizonde,
De Fez, de Smyrne et de Golconde,
Nous revenons toujours priant.
Allah! Allah!
Nous avons adoré
Le Temple en sa gloire,
Vu la pierre noire
Dans le lieu sacré!
Le cercueil suspendu,
Le puits dont l’eau pure
Rend net de souillure
Quiconque en a bu.
Franchissant l’océan de sable
Sous un ciel dont l’ardeur accable,
Pour laver notre front coupable
Nous avons cheminé longtemps.
Dans la Mecque où dort le Prophète,
Jusqu’au sol inclinant la tête,
Nous avons observé la fête
Qui rend saints les croyants.
Vers la mosquée où l’on prie à genoux
Dirigeons-nous.

L’EMIR DES HADJI:
Allez dans l’enceinte,
Sous la coupole sainte
De cent couleurs peinte
Offrir à Dieu sans crainte
Vos cœurs purs de feinte.

CHOEUR DES DERVICHES:
Que la sainte foule,
Dont le flot ondoyant se roule,
En passant nous foule,
Et sur nos corps s’écoule
Ainsi qu’une houle.

CHOEUR DE DERVICHES ET DE PÈLERINS DANS LA MOSQUÉE:
Ô toi qui fis le ciel et l’onde,
Allah ! sois bon pour le croyant!
Ô toi seul roi du monde,
Allah ! toi seul es grand!
Allah ou-Akhbar!


Ernest Reyer

Concerto grosso – VII

 
Krzysztof Penderecki (23 novembre 1933 - 2020): Concerto grosso per tre violoncelli e orchestra (2000). Andrzej Bauer, Bartosz Koziak e Rafał Kwiatkowski, violoncelli; Orchestra sinfonica nazionale della Radio polacca a Katowice diretta dall’autore.
 

Andrea del Sarto

Daniel-Jean-Yves Lesur detto Daniel-Lesur (19 novembre 1908 - 2002): Andrea del Sarto, poema sinfonico (1949). Orchestre philharmonique du Luxembourg, dir. Louis de Froment.
Al pittore fiorentino Daniel-Lesur dedicò altre composizioni: musiche di scena (1947) per il dramma di Alfred de Musset, e un’opera in 2 atti (1961-68, rappresentata all’Opéra di Marsiglia il 24 gennaio 1969); ecco un riassunto del libretto:
Atto I: Cordiani, allievo e amico di Andrea del Sarto, ama la moglie del pittore, Lucrezia; uscendo dalla stanza di lei, egli viene sorpreso ma non riconosciuto dal custode Grémio, il quale in seguito avverte Andrea dell’accaduto. Lucrezia si prepara a fuggire con Cordiani, ma sopraggiungono prima Andrea e poi i suoi allievi, i quali portano la notizia dell’assassinio di Grémio: si organizzano le ricerche del colpevole, e in breve Cordiani viene smascherato dal pittore. Atto II: Andrea invita Cordiani a lasciare l’Italia, rinunciando a perseguirlo. Quando la cameriera di Lucrezia gli rivela di aver trovato Cordiani nella camera della donna, Andrea sfida l’amico a duello e lo ferisce; ma Lucrezia intende ugualmente partire con l’amante: Andrea decide perciò di darsi la morte e s’avvelena.

Jubel-Ouvertüre: Dio salvi il re

Carl Maria von Weber (18 novembre 1786 - 1826): Jubel-Ouvertüre per orchestra op. 59 (1818). Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, dir. Rafael Kubelík.

Composta fra il 2 e l’11 settembre 1818, la Jubel-Ouvertüre fu eseguita il 20 dello stesso mese al Teatro dell’Opera di Dresda nell’ambito di un concerto organizzato per cele­brare il cinquantesimo anniversario dell’insediamento di Federico Augusto di Sassonia. La parte conclusiva dell’ouverture [7:01] consiste in una elaborata orchestrazione di God Save the King — o, meglio, di Heil dir im Siegerkranz, uno dei numerosi inni cui, nel corso dei secoli, il loyal song britannico ha prestato la propria melodia.

Dalla Suite al Concerto grosso

Friedrich Wilhelm Zachow o Zachau (14 novembre 1663 - 1712): Suite in si minore per clavicembalo. Carole Cerasi.

  1. Allemand
  2. Courant [3:48]
  3. Saraband [5:05]
  4. Fuga finalis [7:10]

Zachow, Suite h-moll, IV

Händel, allievo di Zachow, utilizzò il tema della «Fuga finalis» della Suite in si minore nell’ultimo movimento del Concerto grosso op. 6 n. 12.

Georg Friedrich Händel (1685 - 1759): Concerto grosso in si minore op. 6 n. 12, HWV 330 (1740). Orchestra da camera L’Arco Magico, dir. Antonio Puccio.

  1. Largo
  2. Allegro [2:11]
  3. Larghetto, e piano [5:14]
  4. Largo [8:57]
  5. Allegro [10:06]

HWV 330.5

Composée à l’âge de 17 ans

Georges Bizet (25 ottobre 1838 - 1875): Sinfonia in do maggiore (1855). Nederlands Kamerorkest/Netherlands Chamber Orchestra; Gordan Nikolić, I violino e direzione.

  1. Allegro vivo
  2. Adagio [8:06]
  3. Scherzo: Allegro vivace [19:29]
  4. Allegro vivace [25:28]

Da assaporare nel II movimento, oltre allo struggente tema affidato all’oboe, la deliziosa piccola fuga della sezione centrale [13:31].

Icaro – un titolo per far volare la fantasia

Lera Auėrbach (21 ottobre 1973): Icarus, poema sinfonico (2006). The National Youth Orchestra of Great Britain, dir. Mark Wigglesworth.

« The title Icarus was given to this work after it was written. All my music is abstract, but by giving evocative titles I invite the listener to feel free to imagine, to access his own memories, associations. Icarus is what came to my mind, listening to this work at that time. Each time I hear the piece — it is different. What is important to me is that it connects to you, the listener, in the most individual and direct way, that this music disturbs you, moves you, soars with you, stays with you. You don’t need to understand how or why — just allow the music to take you wherever it takes you. It is permissible to daydream while listening or to remember your own past. It is fine not to have any images at all, but simply experience the sound » (Lera Auėrbach).

VLA

Concerto per corno e archi

Jan Křtitel Jiří Neruda (Johann Baptist Georg Neruda; c1711 - 11 ottobre 1776): Concerto in mi bemolle maggiore per corno e archi. Miroslavo Petkov, tromba; Orchestra del Festival di Ernen (Vallese, Svizzera), maestro concertatore Daniel Bard.

  1. Allegro
  2. Largo [5:30]
  3. Vivace [10:30]

Sinfonia con organo – III

Camille Saint-Saëns (9 ottobre 1835 - 1921): Sinfonia n. 3 in do minore-maggiore op. 78 (1886). Thierry Escaich, organo; Orchestre de Paris, dir. Paavo Järvi.

  1. Adagio – Allegro moderato – attacca:
  2. Poco adagio
  3. Allegro moderato – Presto – Allegro moderato – attacca:
  4. Maestoso – Allegro – Più Allegro – Molto allegro – Pesante

Saint-Saëns