Raffaella Aleotti (c1570 - p1640): Miserere mei, Deus, mottetto a 5 voci. Capella Artemisia, dir. Candace Smith.

Raffaella Aleotti (c1570 - p1640): Miserere mei, Deus, mottetto a 5 voci. Capella Artemisia, dir. Candace Smith.

Anonimo: J’ai vu le loup, le renard, le lièvre, chanson tradizionale francese (versione borgognona). Le Poème Harmonique, dir. Vincent Dumestre.
Le origini di questa chanson, una parodia del Dies irae, risalgono probabilmente al Quattrocento.
C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans neuf ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans huit ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est dans sept ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard cheuler,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rebeuillés,
J’ai vu le loup, le renard cheuler.
C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans six ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans cinq ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans quatre ans je m’en irai,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
J’ai ouï le loup, le renard chanter,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai rechignés,
J’ai ouï le loup, le renard chanter.
C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans trois ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans deux ans je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
C’est dans un an je m’en irai,
J’ai vu le loup, le renard danser.
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
J’ai vu le loup, le renard danser,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre,
C’est moi-même qui les ai revirés,
J’ai vu le loup, le renard danser.
Una notte di cinque anni fa, mentre salivamo il sentiero che passa vicino a casa per l’ultima passeggiata prima di andare a nanna, Puck e io vedemmo il lupo. Era un grosso lupo nero che viveva da solo nei boschi là intorno; l’avevamo già incontrato in altre occasioni negli anni precedenti, ma mai eravamo stati così vicini. Poco prima della sua comparsa Puck si era irrigidito fiutando l’aria e fissando un punto dove il sentiero passa fra vecchie case disabitate: da lì pochi istanti dopo arrivò di gran carriera il lupo. Puck fu molto coraggioso: prima che io potessi fare un gesto qualsiasi l’aveva già messo in fuga. Per fortuna, nessuno si è fatto male.
Gottfried Heinrich Stölzel (1690 - 1749): «Bist du bei mir», aria dall’opera Diomedes ovvero Die triumphierende Unschuld (1718). Duo Mignarda: Donna Stewart, voce, e Ron Andrico, liuto.
Johann Sebastian Bach inserì quest’aria, arrangiata per voce e basso continuo, nel Notenbüchlein für Anna Magdalena (1725); nel Bach-Werke-Verzeichnis (BWV) questo arrangiamento reca il numero 508.
Bist du bei mir, geh ich mit Freuden
zum Sterben und zu meiner Ruh.
Ach, wie vergnügt wär so mein Ende,
es drückten deine schönen Hände
mir die getreuen Augen zu.
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Max Steiner (10 maggio 1888 - 1971): Suite sinfonica dalla colonna sonora del film di Michael Curtiz Casablanca (1942). The John Wilson Orchestra.
Com’è noto, Mentre il tempo passa, cioè As Time Goes By, non è opera di Max Steiner: il brano era stato composto, testo e musica, diversi anni prima da Herman Hupfeld (1894 - 1951) per il musical Everybody’s Welcome, andato in scena a Broadway nel 1931. Qui è interpretato da Dooley Wilson, che è Sam nel film di Curtiz:
Adrian Willaert (1490 - 1562): O domine Iesu Christe, mottetto a 4 voci (pubblicato in Musica quatuor vocum Liber primus, 1539, n. 14). Ensemble vocal de Bruxelles.
O domine Iesu Christe,
adoro te in cruce pendentem
et coronam spineam
in capite portantem.
Deprecor te ut ipsa crux
liberet me ab angelo percutiente.
Secunda pars :
O domine Iesu Christe,
adoro te in cruce vulneratum,
felle et aceto potatum.
Deprecor te ut tua vulnera
sint remedium animae meae.
Amen.

Johannes Brahms (7 maggio 1833 - 1897): Mondenschein, Lied per voce e pianoforte op. 85 n. 2 (1882) su testo di Heinrich Heine. Dietrich Fischer-Dieskau, baritono; Jörg Demus, pianoforte.
Nacht liegt auf den fremden Wegen,
Krankes Herz und müde Glieder; –
Ach, da fliesst, wie stiller Segen,
Süsser Mond, dein Licht hernieder.
Süsser Mond, mit deinen Strahlen
Schleuchest du das nacht’ge Grauen;
Es zerrinnen meine Qualen,
Und die Augen übertauen.

Philip Rosseter (1567 o 1568 - 5 maggio 1623): What then is love but mourning?, ayre (1601). Alfred Deller, haute-contre, e Desmond Dupré, liuto.
What then is love but mourning?
What desire but a selfburning?
Till she that hates doth love return,
Thus will I mourn,
Thus will I sing,
Come away, come away my darling.
Beauty is but a blooming,
Youth in his glory entombing,
Time hath a while which none can stay,
Then come away,
While thus I sing,
Come away, come away my darling.
Summer in winter fadeth,
Gloomy night heav’nly light shadeth,
Like to the mourn are Venus’ flowers,
Such are her hours,
Then will I sing,
Come away, come away my darling.

Claude Le Jeune (c1530 - 1600): Debat la noste trill’ en may, chanson a 4 voci e 4 viole (1585). Ensemble «Clément Janequin», Ensemble Les Eléments.
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Testo originale in dialetto guascone |
Traduzione in francese moderno |
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Debat la noste trill’ en May |
Sous notre treille en mai |

Vicente Martín y Soler (2 maggio 1754 - 1806): La costanza, canzonetta (pubblicata in XII Canzonette italiane accompagnate col cembalo o arpa o chitarra, c1788, n. 7). Teresa Berganza, mezzosoprano; José Miguel Moreno, chitarra.
No che lasciar non posso
il caro mio tesoro,
per lui languisco e moro,
fedel ognor sarò.
L’idolo mio diletto
che m’ha ferito il petto
lasciar d’amar non so.

Claudin de Sermisy (c1490 - 1562): Je ne menge point de porc, chanson a 4 voci (1538). Molto bravo Simone Lo Castro, il quale canta tutte e quattro le parti.
Sermisy non mangia carne di maiale e ci spiega perché:
Je ne menge point de porc,
telle que je vois dire:
s’il a mengé cent estrons,
il ne s’en fera que rire.
Il les tourne, il les vire,
il leur rit et puis les mort.
Je ne menge point de porc.
Le porc s’en alloit jouant
tout au long d’une rivière;
il veit ung estron nouant,
il luy print a faire chere
disant en ceste maniere:
« Estron nouant en riviere,
rend toy ou tu es mort. »
Je ne menge point de porc.

John Dowland (1563 - 1626): His golden locks, dal First Booke of Songes (1597), n. 18. Emma Kirkby, soprano; Anthony Rooley, liuto.
His golden locks Time hath to silver turned.
O Time too swift, O swiftness never ceasing:
His youth ‘gainst Time and Age hath ever spurned,
But spurned in vain; youth waneth by increasing.
Beauty, strength, youth are flowers but fading seen;
Duty, faith, love are roots, and ever green.
His helmet now shall make a hive for bees,
And lovers’ sonnets turn to holy psalms.
A man at arms must now serve on his knees,
And feed on prayers which are Age’s alms.
But though from Court to cottage he depart,
His Saint is sure of his unspotted heart.
And when he saddest sits in homely cell,
He’ll teach his swains this carol for a song:
Blest be the hearts that wish my Sov’reign well.
Curst be the soul that think her [him] any wrong.
Goddess [Ye gods], allow this aged man his right
To be your beadsman now, that was your knight.

Robert Fayrfax (23 aprile 1464 - 1521): Most clere of colour per 3 voci a cappella. The Hilliard Ensemble.
Most clere of colour and rote of stedfastness,
With vertu connyng her maner is lede,
Which that passyth my mynde for to express
Of her bounte, beaute and womanhode;
The bryghtest myrrour and floure of goodlyhed,
Which that all men knowith, both more and less;
Thes vertues byn pryntyd in her doutless.

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750): Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, cantata BWV 12 su testo di Salomo Franck (forse) e Samuel Rodigast (n. 7); eseguita per la prima volta a Weimar il 22 aprile 1714. Paul Esswood, contraltista; Kurt Equiluz, tenore; Max van Egmond, basso; Tölzer Knabenchor, dir. Gerhard Schmidt-Gaden; King’s College Choir Cambridge, dir. David Willcocks; Leonhardt-Consort, dir. Gustav Leonhardt.
Il basso ostinato del coro (n. 2) della cantata bachiana è costituito da una successione cromatica discendente di quattro note (passus duriusculus : secondo le convenzioni della retorica musicale, i cromatismi ascendenti o discendenti esprimono dolore). Su questo basso ostinato Franz Liszt compose un Präludium per pianoforte (R 23, 1859; dedicato a Anton Grigor’evič Rubinštejn) che qui possiamo ascoltare nell’interpretazione di Vladimir Horowitz:
In seguito, Liszt scrisse una serie di Variationen über den Basso continuo von J. S. Bachs Kantate «Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen» (R 24, anch’esse dedicate a A. G. Rubinštejn), composte sotto l’impressione della morte di Blandine Ollivier, la figlia che il musicista ungherese aveva avuto da Catherine-Adelaide Méran e che era defunta a Saint-Tropez l’11 settembre 1862. L’esecuzione che vi propongo è di Artur Aksenov:
Liszt rielaborò poi le variazioni in una versione organistica (R 382, dedicata a Alexander Wilhelm Gottschalg, organista e Kantor di Tiefurt), qui eseguita da Thibaut Duret all’organo Michel-Merklin-Kuyhn di Saint Louis de la Guillotière, a Lione:

Sigismondo d’India (c1582 - 19 aprile 1629): Ha di serpe il velen, madrigale a 5 voci (dal Primo Libro de madrigali a 5 voci, 1606, n. 5) su testo di Giovanni Battista Strozzi. La Venexiana, dir. Claudio Cavina.
Ha di Serpe il velen,
Di Tigre il morso,
E di lieve Cervetta
Quest’acerbetta fugitiva ha ‘l corso.
Ben sembr’ell’Angioletta,
Di dolcezza e di gratia à le parole,
À le guancie l’Aurora,
À gl’occhi il Sole.

Georg Friedrich Händel (1685 - 14 aprile 1759): Silete, venti, mottetto per soprano e orchestra HWV 242 (c1724). Karina Gauvin, soprano; Les Violons du Roy, dir. Bernard Ladabie.
Symphonia: Largo – Allegro
Recitativo accompagnato: Larghetto [2:14]
Silete venti, nolite murmurare frondes,
quia anima mea dulcedine requiescit.
Aria: Andante ma larghetto [5:35]
Dulcis amor, Jesu care,
quis non cupit te amare?
Veni, transfige me!
Si tu feris, non sunt clades:
tuae plagae sunt suaves,
quia totus vivo in te.
Accompagnato [12:43]
O fortunata anima!
O jucundissimus triumphus!
O felicissima laetitia!
Aria: Andante – Allegro – Da capo: Andante [13:15]
Date serta, date flores;
me coronent vestri honores;
date palmas nobiles.
Surgant venti
Et beatae spirent almae fortunatae
Auras coeli fulgidas.
Presto [22:13]
Alleluja.

Denis ApIvor (14 aprile 1916 - 2004): Six Songs per voce e pianoforte. Moira Harris, soprano; Wills Morgan, tenore; Richard Black, pianoforte.

Arthur Benjamin (1893 - 10 aprile 1960): Storm Clouds Cantata per soprano, coro e orchestra su testo di Dominic Bevan Wyndham Lewis (1934); versione rimaneggiata da Bernard Herrmann (1956). Barbara Howitt, soprano; Covent Garden Opera Chorus e London Symphony Orchestra, dir. B. Herrmann.
La cantata fu composta appositamente per la celeberrima «scena dello sparo», che si svolge nella Royal Albert Hall di Londra, nel film L’uomo che sapeva troppo (The Man Who Knew Too Much, 1934) di Alfred Hitchcock; per il rifacimento del 1956 fu ancora utilizzata la musica di Benjamin, ma apportando alcune modifiche al testo e, curate da Herrmann, alla partitura.
Testo
(versione del 1956)
Soprano:
There came a whispered terror on the breeze.
And the dark forest shook.
Coro:
And on the trembling trees came nameless fear.
And panic overtook each flying creature of the wild.
Soprano:
All save the child.
Around whose head screaming,
The night-birds wheeled and shot away.
Coro:
Finding release from that which drove them onward like their prey.
Finding release the storm-clouds broke.
And drowned the dying moon.
The storm-clouds broke.
Finding release!

Johann Crüger (9 aprile 1598 - 1662): Jesu, meine Freude, inno su testo di Johann Franck (pubblicato nella 5ª edizione dell’innario protestante Praxis pietatis melica, 1653). Cappella Vocale Berlin, dir. Carsten Albrecht.
Jesu, meine Freude,
Meines Herzens Weide,
Jesu, meine Zier,
Ach wie lang, ach lange
Ist dem Herzen bange
Und verlangt nach dir!
Gottes Lamm, mein Bräutigam,
Außer dir soll mir auf Erden
Nichts sonst Liebers werden.
[Unter deinem Schirmen
Bin ich vor den Stürmen
Aller Feinde frei.
Laß den Satan wittern,
Laß den Feind erbittern,
Mir steht Jesus bei.
Ob es itzt gleich kracht und blitzt,
Ob gleich Sünd und Hölle schrecken:
Jesus will mich decken.]
Trotz dem alten Drachen,
Trotz des Todes Rachen,
Trotz der Furcht darzu!
Tobe, Welt, und springe,
Ich steh hier und singe
In gar sichrer Ruh.
Gottes Macht hält mich in acht;
Erd und Abgrund muss verstummen,
Ob sie noch so brummen.
Weg mit allen Schätzen!
Du bist mein Ergötzen,
Jesu, meine Lust !
Weg ihr eitlen Ehren,
Ich mag euch nicht hören,
Bleibt mir unbewusst!
Elend, Not, Kreuz, Schmach und Tod
Soll mich, ob ich viel muss leiden,
Nicht von Jesu scheiden.
Gute Nacht, o Wesen,
Das die Welt erlesen,
Mir gefällst du nicht.
Gute Nacht, ihr Sünden,
Bleibet weit dahinten,
Kommt nicht mehr ans Licht!
Gute Nacht, du Stolz und Pracht!
Dir sei ganz, du Lasterleben,
Gute Nacht gegeben.
Weicht, ihr Trauergeister,
Denn mein Freudenmeister,
Jesus, tritt herein.
Denen, die Gott lieben,
Muß auch ihr Betrüben
Lauter Zucker sein.
Duld ich schon hier Spott und Hohn,
Dennoch bleibst du auch im Leide,
Jesu, meine Freude.

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750): Jesu, meine Freude, mottetto funebre a 5 voci e basso continuo BWV 227 (1723). Agnès Mellon e Greta de Reyghere, soprani; Vincent Darras, controtenore; Howard Crook, tenore; Peter Kooy, basso. La Chapelle Royale, dir. Philippe Herreweghe.
Le strofe di Franck sono alternate a passi della Lettera ai Romani :
Johann Sebastian Bach: Jesu, meine Freude, preludio corale BWV 610 (c1713-15). Gilberto Guarino, organo.

Bianca Maria Meda (c1665 - c1700): Cari musici, mottetto per soprano, 2 violini e basso continuo (da Mottetti a 1, 2, 3 e 4 voci con violini e senza, 1691, n. 1). Roberta Invernizzi, soprano; ensemble Bizzarrie Armoniche, dir. e violoncello Elena Russo.
Cari musici, cum grato silentio
Voces comprimite,
Suspendite sonos,
Cantare cessate,
Et contemplate dilecte
Jesu amores.
Non me turbate, no, amante,
Armonici chori
Cantare, cessate.
Quantae deliciae
Quantae fortunata beant me,
Rapit meum cor ad se
Jesus solus voce amante.
Quanta laetitia
Quanta me divina replet lux
In amore verus dux
Mihi donat gaudia tanta.
Ah! Quid dico! Anima ingrata,
in silentio taciturno
Amores sponsi audio sepelire,
Ah non tacete, no,
O voces canorae,
Non tacete.
Amare et silere, cor,
Tentas impossibile,
Plus tormentum sit terribile
Quando curat reticere.
Tacere et ardere, no,
Non potes tam firmissime,
Tuae pene sunt durissimae,
Si tacendo vis languere.
Alleluia.

Francisco de Peñalosa (c1470 - 1° aprile 1528): Ave, verum corpus, mottetto a 4 voci. Ensemble Absalon.
Ave, verum corpus natum
de Maria Virgine;
vere passum, immolatum
in cruce pro homine;
cuius latus perforatum
vere fluxit sanguine.
O clemens, o pie,
o Iesu Fili Mariae,
miserere nobis.

Johann Sebastian Bach (31 marzo 1685 - 1750): «Kommt, ihr angefochtnen Sünder», aria (n. 5) dalla cantata Freue dich, erlöste Schar BWV 30 (c1738). Magdalena Kožená, mezzosoprano; Musica Florea, dir. Marek Stryncl.
Kommt, ihr angefochtnen Sünder,
Eilt und lauft, ihr Adamskinder,
Euer Heiland ruft und schreit!
Kommet, ihr verirrten Schafe,
Stehet auf vom Sündenschlafe,
Denn itzt ist die Gnadenzeit!
(Venite, peccatori, accorrete, figli d’Adamo. Il vostro Salvatore grida e vi chiama! Venite, gregge disperso, svegliatevi dal sonno del peccato, poiché ora è il tempo del perdono!)

Nicolaus Bruhns (1665 - 29 marzo 1697): Die Zeit meines Abschieds ist vorhanden, cantata per coro a 4 voci, archi e continuo. Ricercar Consort.
Testo: II Lettera a Timoteo IV:6-8
[6] Quanto a me, il mio sangue sta per essere sparso in libagione ed è giunto il momento di sciogliere le vele. [7] Ho combattuto la buona battaglia, ho terminato la mia corsa, ho conservato la fede. [8] Ora mi resta solo la corona di giustizia che il Signore, giusto giudice, mi consegnerà in quel giorno; e non solo a me, ma anche a tutti coloro che attendono con amore la sua manifestazione.
Constantijn Huygens (1596 - 28 marzo 1687): Dilataverunt super me os suum, mottetto a 1 voce e basso continuo (pubblicato in Pathodia sacra et profana, 1647, n. 6). Anne Grimm, soprano; Peter Kooij, basso di viola; Leo van Doeselaar, organo.
Et dilataverunt super me os suum; dixerunt: Euge, euge! viderunt oculi nostri.
Vidisti, Domine: ne sileas; Domine, ne discedas a me.
(Salmo 35:21-22)

Jacob Obrecht (1457/58 - 1505): Missa Fortuna desperata a 4 voci. Ensemble vocale The Sound and The Fury.
Obrecht compose questa messa non su una delle rielaborazioni d’autore della chanson omonima (se ne conoscono una a 3 voci di Heinrich Isaac, una a 6 di Alexander Agricola e una a 3 parti strumentali, forse di Josquin des Prez), bensì sulla versione originale, quella riportata dai quattro manoscritti di cui s’è detto ieri. Il fatto che Obrecht abbia lavorato sul testo originale dà maggior consistenza all’attribuzione di Fortuna desperata a Antoine Busnois: è infatti molto probabile che i due musicisti si conoscessero di persona, essendo stati attivi a Bruges nello stesso periodo, Busnois — nell’ultimo anno della sua vita — presso la Cattedrale di San Salvatore, Obrecht in San Donaziano.
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Antoine Busnois? (1430 - 1492): Fortuna desperata, chanson a 3 voci. The Clerks’ Group, dir. Edward Wickham.
Fortuna desperata
Iniqua e maledecta
Che de tal dona electa
La fama ay denigrata.
O morte dispietata,
Inimica e crudele,
Che d’alto più che stelle
L’hai così abbassata.
Meschina e despietata,
Ben piangere posso may
Et desiro finire,
Finire i miei guay.
Questa chanson è stata tramandata da quattro manoscritti, tre dei quali non indicano il nome dell’autore; nel quarto codice è attribuita a Busnois. Secondo alcuni studiosi, potrebbe invece essere opera di un musicista fiorentino, Felice di Giovanni Martini († 1478).

Jean-Baptiste Lully (1632 - 22 marzo 1687): Plaude laetare Gallia, mottetto a 5 voci, coro, orchestra e basso continuo su testo di Pierre Perrin, composto in occasione del battesimo di Luigi di Francia, detto il Gran Delfino, figlio primogenito del Re Sole (24 marzo 1668). Le Concert Spirituel, dir. Hervé Niquet.
Plaude laetare Gallia
Rore caelesti rigantur lilia,
Sacro Delphinus fonte lavatur
Et christianus Christo dicatur.
O Jesu vita precantium
O Jesu vita credentium
Exaudi vota precantium.
Vivat regnet princeps fidelis
Semper justus, semper victor, semper augustus
Triumphet in caelis
Et sempiterna luceat corona.
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YouTube propone numerose interpretazioni della più celebre fra le Cantigas de Santa María. Oggi ho scelto questa, di Elisabeth Pawelke.
Rosa das rosas e Fror das frores,
Dona das donas, Sennor das sennores.
Rosa de beldad’ e de parecer
e Fror d’alegria e de prazer,
Dona en mui piadosa ser
Sennor en toller coitas e doores.
Rosa das rosas e Fror das frores…
Atal Sennor dev’ ome muit’ amar,
que de todo mal o pode guardar;
e pode-ll’ os peccados perdõar,
que faz no mundo per maos sabores.
Rosa das rosas e Fror das frores…
Devemo-la muit’ amar e servir,
ca punna de nos guardar de falir;
des i dos erros nos faz repentir,
que nos fazemos come pecadores.
Rosa das rosas e Fror das frores…
Esta dona que tenno por Sennor
de que quero seer trobador,
se eu per ren poss’ aver seu amor,
dou ao demo os outros amores.
Rosa das rosas e Fror das frores,
Dona das donas, Sennor das sennores.

Girolamo Frescobaldi (1583 - 1643): Messa sopra l’Aria di Fiorenza a 8 voci. Daniele Boccaccio, organo; Ensemble San Felice, dir. Federico Bardazzi.

Robert Lucas de Pearsall (14 marzo 1795 - 1856): Lay a garland, madrigale a 8 voci (1840) su testo di Beaumont & Fletcher (da The Maid’s Tragedy, 1608-11: atto II, scena 1ª) modificato da Pearsall. Ensemble Voces8.
Lay a garland on her hearse
of dismal yew.
Maidens, willow branches wear,
say she died true.
Her love was false, but she was firm
Upon her buried body lie
lightly, thou gentle earth.
Pearsall: Tu es Petrus, mottetto a 8 voci (1854): travestimento spirituale del brano precedente. Coral Reyes Bartlet.

Thomas Augustine Arne (12 marzo 1710 - 1778): The Morning, cantata (1755). Anastasia Terranova, soprano; Emile ter Schegget, flauto dolce; Schola Cantorum Basiliensis.
The glittering sun begins to rise
On yonder hill, and paints the skies.
The lark his warbling matin sings,
Each flower in all its beauty springs.
The village up, the shepherd tries
His pipe, and to the woodland hies.
Oh! that on th¹enamelled green
My Delia, lovely maide, were seen,
Fresher than the roses bloom,
Sweeter than the mead¹s perfume.
Go, gentle gales, and bear my sighs away,
To Delia¹s ear the tender notes convey.
As some lonely turtle his lost love deplores,
And with shrill echoes fills the sounding shores.
So I like him, abandoned and forlorn,
With ceaseless plaints my absent Delia mourn.
Go, gentle gales, and bear my sighs along;
The birds shall cease to tune their evening song,
The winds to blow, the waving woods to move,
And streams to murmer e¹er I cease to love.
Not bubbling fountains to the thirsty swain,
Nor balmy sleep to labourers spent with pain,
Nor showers to larks, nor sunshine to the bee,
Are half so pleasing as thy sight to me.

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